ZINQ récompensé : son modèle industriel circulaire salué par le Deutscher Umweltpreis
Le prix allemand de l’environnement (Deutscher Umweltpreis), l’un des plus prestigieux d’Europe, a été décerné cette année à Lars Baumgürtel et à la Dr. Birgitt Bendiek pour leur business model circulaire Planet ZINQ. À travers cette récompense, la Deutsche Bundesstiftung Umwelt (DBU) salue une stratégie industrielle exemplaire en matière de durabilité et de circularité portée par l’entreprise ZINQ.
Une reconnaissance pour l'industrie circulaire
Doté de 500 000 euros, le Deutscher Umweltpreis distingue depuis plus de 30 ans des initiatives innovantes dans le domaine de la protection de l’environnement. En 2025, aux côtés de la climatologue suisse Sonia Seneviratne, c’est l’approche de ZINQ qui a convaincu le jury. Le duo Baumgürtel-Bendiek a été récompensé pour avoir fait de Planet ZINQ un modèle reproductible pour les PME de l’industriel engagées dans la neutralité climatique.
Planet ZINQ : de la galvanisation à la transformation durable
ZINQ est mondialement reconnu pour son expertise dans les surfaces galvanisées à chaud, un procédé énergivore par nature. Mais grâce à Planet ZINQ, l’entreprise parvient à concilier performance industrielle et responsabilité environnementale. La stratégie repose sur huit axes d’action qui couvrent à la fois la transformation énergétique et matérielle des processus industriels.
Parmi ces piliers, citons :
- microZINQ, une technologie de revêtement qui réduit de 80 % l’utilisation de zinc tout en offrant une protection anticorrosion de haute qualité ;
- ecoZINQ, issue du programme Low Carbon ZINQ, qui utilise du zinc primaire issu d’énergies renouvelables, générant 43 % d’émissions de CO₂ en moins que les galvanisations classiques ;
- ReZINQ, un système de reprise volontaire des produits en fin de vie pour les réintroduire dans des cycles fermés de matières ;
- Digital Product Passport (DCPP), une déclaration environnementale standardisée qui rend chaque produit traçable sur l’ensemble de son cycle de vie.
Planet ZINQ ne se limite pas à une optimisation technique : il s'agit d’une véritable course vers le “Triple Zero” – zéro émission, zéro déchet, zéro pollution. Ce concept, aligné avec les objectifs du Green Deal européen, vise à repenser le rôle de chaque produit dans son environnement, depuis la conception jusqu’au recyclage.
« Ce n’est qu’en valorisant la qualité écologique des produits que l’économie circulaire deviendra un avantage concurrentiel réel pour l’industrie », affirme Lars Baumgürtel. En d’autres termes : la durabilité ne doit plus être un surcoût, mais un levier économique.
Une stratégie de circularité à valeur partagée
Le modèle circulaire développé par ZINQ repose aussi sur une transparence totale vis-à-vis des clients. Grâce à l’introduction de crédits carbone attribués sur chaque facture, les clients peuvent comptabiliser les émissions évitées grâce aux surfaces circulaires ZINQ. Une manière innovante de rendre visible la valeur environnementale d’un produit, tout en incitant les acteurs de la construction et de l’industrie à choisir des solutions bas carbone.
Un signal fort pour le secteur de la construction
Avec cette distinction, ZINQ Belgium devient un modèle pour le secteur de la construction, notamment dans un contexte où les aciers certifiés C2C et à faible teneur en CO₂ deviennent incontournables dans les marchés publics et les projets immobiliers soucieux de leur impact. Le partenariat stratégique noué avec ArcelorMittal Steligence renforce cette orientation, en promouvant une chaîne de valeur totalement circulaire.
Les 500 000 € du prix seront d’ailleurs réinvestis dans la recherche scientifique et l’innovation au sein de ZINQ Futurium, le centre R&D du groupe. Objectif : continuer à faire de Planet ZINQ une référence en matière de technologie de surface circulaire, et embarquer l’ensemble des partenaires – industriels, politiques et scientifiques – dans cette transition.
En recevant le Deutscher Umweltpreis 2025, ZINQ Belgium ne gagne pas seulement un prix. Elle confirme surtout qu’un modèle industriel circulaire, fondé sur l’éco-conception, la traçabilité et la coopération, est non seulement possible, mais aussi économiquement viable. Un message fort pour une filière construction en pleine mutation.