• 12 février 2026
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JURY ARCHITECTURA AWARDS. Kathleen Van de Werf : « Les projets doivent assumer un rôle d’exemple »

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En tant que membre du jury des Architectura Awards, Kathleen Van de Werf analyse les projets soumis à l’aune des enjeux de transition et des questions spatiales. Elle est conseillère senior chez Common Ground, où elle intervient sur des projets de transition sociétale liés à l’aménagement de l’espace. Elle travaille également comme administratrice de la VRP (Vlaamse Vereniging voor Ruimte en Planning) et comme membre du conseil d’administration de l’asbl Leuven2030. Ce parcours l’amène à inscrire chaque projet dans des systèmes, des processus et des collaborations plus larges.

L’évaluation fait partie intégrante de son champ d’expertise. Kathleen Van de Werf préside le jury du Prix flamand de l’aménagement du territoire, attribué tous les deux ans par la VRP, et participe régulièrement à des jurys d’évaluation de projets de fin d’études en urbanisme et en architecture. Aux Architectura Awards, elle plaide pour la visibilité et la reconnaissance des projets de qualité, en particulier lorsqu’ils contribuent à un cadre de vie sûr, sain et pérenne. La catégorie Vert-Bleu occupe à cet égard une place centrale, en lien direct avec les enjeux de transition qui structurent son activité professionnelle.

Le projet comme moteur de transition

Kathleen Van de Werf considère le concept des Architectura Awards comme particulièrement pertinent, dans la mesure où il dépasse la seule dimension esthétique. L’objectif n’est pas de mettre en avant de « beaux projets », mais des réalisations capables d’assumer un rôle d’exemple, où la qualité du projet s’articule avec une pertinence sociétale claire. En donnant de la visibilité à ces projets, les Awards ne se limitent pas à susciter l’inspiration. Ils contribuent également à créer une dynamique et à renforcer l’impact sociétal des démarches engagées.

Dans son évaluation, elle porte une attention particulière à la manière dont le vert et l’eau sont intégrés de façon structurelle au projet, et non ajoutés a posteriori. La robustesse climatique à long terme constitue un critère essentiel : un projet est-il en mesure de fonctionner dans des contextes de sécheresse, de fortes chaleurs ou de précipitations extrêmes ? Elle examine également la qualité spatiale et la valeur d’usage, ainsi que la cohérence avec l’environnement. Selon elle, un projet ne constitue jamais une intervention isolée, mais représente une opportunité de poursuivre simultanément plusieurs objectifs à l’échelle d’un quartier, d’un paysage ou d’un système hydrique. La collaboration et la qualité du processus occupent enfin une place déterminante. Travailler de manière résiliente face aux enjeux climatiques implique, selon elle, des formes de coopération plus intégrées, plus conscientes et fondées sur un horizon partagé.

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