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08 april 2015 | PHILIPPE SELKE

Autoportrait : Robert Treselj

Robert Treselj
Restructuration complète du centre de Heure-en-Famenne (Robert Treselj)
Hôtel de police de Charleroi (Jean Nouvel)
Frank’O Ghery
Viaduc de Millau (Norman Foster)
Hassan Fathy
La revue Architrave, et son nouveau site web

Dans la foulée de la soirée du 30 mars 2015, où, en sa qualité de président de l'Union Wallonne des Architectes, Robert Treselj a accueilli plus d'une centaine de ses confrères dans le nouveau Théâtre de Liège, nous avons pu récolter ses réponses aux questions de l'autoportrait. Robert Treselj est par ailleurs directeur de publication de la revue Architrave, partenaire d'Architectura.

Sa vision de l’architecture

 

Parmi les projets que vous avez réalisés, quels sont ceux qui vous procurent le plus de fierté, et pourquoi ?

Ce sont les projets de rénovation et d’aménagement d’espaces publics, tant urbains que ruraux. Ils portent sur une réflexion globale, à la fois architecturale, économique, urbanistique et sociétale. Je citerais ma contribution à la rénovation du centre de Marche-en-Famenne (le piétonnier englobant la reconversion d’une église en hôtel) ainsi que la restructuration complète du centre de Heure-en-Famenne (place, maison de village, logements sociaux, parc, passerelle piétonne, immeuble de bureaux,…)

 

Pour quel projet en cours ou en préparation avez-vous des attentes élevées ?

L’étude et la réalisation en cours de logements unifamiliaux très bon marché.

 

Quel projet d’un autre architecte belge est selon vous un coup dans le mille ?

La réalisation actuelle qui m’impressionne le plus est un projet belge produit par un non Belge : la tour de police de Jean Nouvel à Charleroi, qui selon moi est la réalisation architecurale belge la plus marquante de l’année 2014.

 

Quels architectes étrangers sont pour vous une grande source d’inspiration ?

Sans hésiter : Frank’O Ghery, pour son audace, son humanité et son humilité

 

Quels projets récents construits à l’étranger considérez-vous comme particulièrement réussis ?

En toute logique, le Guggenheim de Bilbao. Mais, j’ai aussi été très impressionné par le musée juif de Berlin, de Daniel Libeskind. Et pour le cocorico, je citerais le viaduc de Millau. D’autres projets, certes plus modestes mais tout aussi fouillés, me font vibrer. J’ai récemment visité une maison d’angle à Anvers réalisée par Lieve Vermeiren et Johan de Coster, réalisation primée aux Belgian Builidng Awards.

 

Quel jeune architecte belge vous impressionne le plus pour le moment ?

Je suis de près les réalisations du bureau Chora de Liège. Ils ne cessent de me surprendre.

 

Quels aspects du métier d’architecte trouvez-vous passionnants ? Inciteriez-vous vos enfants à vous suivre dans cette voie ?

Ce qui me passionne, c’est le fruit de la réflexion entre le désir exprimé par un maître d’ouvrage et la concrétisation d’une recherche intellectuelle. Le rôle social de l’architecte m’interesse également, cela englobe l’idée première d’offrir un toit, et s’étend jusqu’à convaincre du bien-fondé d’une démarche dans l’intérêt de la collectivité et avec le souci de ce que nous allons léguer aux générations futures, tant en terme patrimonial qu’environnemental.

Je serais flatté que mes enfants suivent cette voie mais je suis conscient de la difficulté croissante d’exercer ce métier. Donc, en tant que père, je ne suis pas convaincu que ce soit la voie la plus aisée.

 

Quelle rencontre fut décisive pour votre épanouissement en tant qu’architecte ?

La rencontre quotidienne d’architectes. J’ai beaucoup d’estime pour mes Confrères.

 

Vous reconnaissez-vous encore dans le jeune étudiant ambitieux que vous avez été ? Rêve et réalité se sont-ils rejoints ?

Tout-à-fait, j’ai d’abord eu l’ambition, comme tous, de réaliser des projets marquants, de décrocher des prix d’architecture. Ensuite, je me suis engagé dans la défense de la profession et la promotion de l’architecture. Je ne m’ennuie jamais et ne souffre d’aucune désillusion.

 

 

Un peu de tout

 

Quel autre métier auriez-vous voulu exercer ?

Un métier manuel, la menuiserie.

 

Où avez-vous suivi votre formation en architecture ?

À Liège, à l’Institut Lambert Lombard. J’y fus très marqué par l’enseignement de Jacques Barlet.

 

Chez qui avez-vous été stagiaire ?

A Marche-en-Famenne, où j’ai eu l’immense chance de réaliser mon projet de fin d’études (rénovation d’un ancien couvent carmélite) avec l’auteur de projet à l’époque désigné : Hugues Van De Walle

 

Quel était le titre de votre travail de fin d’études ?

La tête et les mains : l’autoconstruction

 

Votre livre d’architecture favori

Hassan Fathy, un architecte égyptien

 

Votre livre favori (hors architecture)

D’une façon générale, des ouvrages traitant de géopolitique

 

Votre film préféré

Last King of Scottland

 

Votre programme tv préféré

Le foot

 

Votre musique favorite

Les Stones

 

Que faites-vous volontiers dans vos temps libres (si vous en avez) ?

Je construis des maisons en bois…

 

La ville belge que vous préférez

Namur, pour son échelle humaine

 

La ville européenne que vous préférez

Marseille

 

Dans quel pays auriez-vous voulu naître et grandir ?

Au Brésil

 

Etes–vous sportif, actif ou passif ? Quel sport ?

Actif : gymnastique

 

Votre site d’architecture favori ?

Architrave

 

D’autres sites web que vous appréciez particulièrement ?

Ceux de la presse quotidienne, ainsi que les newsletters d’Architectura, évidemment.