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14 december 2015 | TIM JANSSENS

La construction du nouvel hôtel de police de Hasselt va bientôt débuter

Le nouvel hôtel de police sera un volume linéaire, organisé logiquement sans trop de détails, à part quelques encorbellements en fonction du cachet architectural.
Le complexe tout en longueur se composera de 3 parties : une zone de bureaux, une zone intermédiaire avec les fonctions de service principales et un bâtiment de parking ouvert pour les véhicules de service et privés du personnel de police.
Le nouvel hôtel de police sera une partie importante du nouveau Site de Sécurité le long du canal Albert, où la prison de Hasselt est déjà implantée, et où une nouvelle caserne de pompiers et un centre pour la protection civile seront créés.

Dans quelques années, le personnel de la zone de police de Limbourg Capitale déménagera vers des bureaux tout neufs, conçus par la s.m. AVA-partnersDBV Architecten. La construction du complexe est en voie de préparation et sera menée par le consortium Kumpen, Democo et Demtec Services. Le résultat de ce prestigieux projet DBM (Design-Build-Manage) sera un volume allongé, qui atteint des sommets autant fonctionnellement qu’en matière de performances énergétiques.

La construction du nouvel hôtel de police sur ce que l’on appelle le Site de Sécurité, entre la Zwarte-Brugstraat et le Slachthuiskaai, n’est certainement pas prématurée. Les bureaux actuels le long du Groene Boulevard ne correspondent en effet plus aux souhaits et aux besoins existants. Depuis l’élargissement du corps de police à la suite d’une fusion entre les zones HaZoDi et West-Limburg, il est question d’un manque criant de place, et en matière d’accessibilité également, le bâtiment laisse à désirer – Les abords pavés et l’escalier vers l’entrée principale ne peuvent en effet pas être qualifiés d’accueillants pour les fauteuils roulants.

 

Logique et linéairement conçu

Il est donc grand temps pour un tout nouveau bâtiment contemporain, avec une infrastructure moderne qui répond aux besoins du corps de police et de ses visiteurs. Le complexe tout en longueur sera composé de trois parties : une zone de bureau avec cinq niveaux, une zone intermédiaire avec (provisoirement) deux niveaux accueillant principalement des fonctions de service (la zone pour les personnes arrêtées, le tunnel de tir, le dojo pour les exercices de combat, la cantine et les vestiaires), et un bâtiment de parking ouvert pour les véhicules de service et privés du personnel de police. Ce sera un volume linéaire, organisé logiquement sans trop de détails, à part quelques encorbellements en fonction du cachet architectural. « La fonctionnalité est naturellement la priorité principale », explique Jelle Machiels, chef de projet bouwteam chez Kumpen, qui réalise le complexe en collaboration avec Democo et qui organisera le volet maintenance en coopération avec Demtec Services – une filiale de Democo spécifiquement dédiée à la maintenance technique. « Cela s’exprimera entre autres par un positionnement réfléchi des différents espaces, par de courtes distances d’intervention, etc. »

 

Bâtiment NZEB

La partie bureau et la zone intermédiaire occupent ensemble une superficie brute de 9000 m². Elles se composent d’une ossature de béton et de dalles-champignon avec des murs de remplissage légers. La façade est recouverte d’une maçonnerie collée et de panneaux-sandwich (ces derniers seulement à la hauteur de la zone de service). Le volume de stationnement est constitué par une structure béton-acier – un squelette en acier avec des planchers profilés sur lesquels le béton est coulé – et une façade ouverte en métal déployé. « Un socle de maçonnerie de façade qui court sur toute la longueur du bâtiment doit veiller à ce que les trois parties du complexe forment bien un ensemble fort », selon Machiels.

Comme il sied aux constructions contemporaines qualitatives, le nouvel hôtel de police répondra à toutes les exigences actuelles concernant l’efficacité énergétique. Il sera ce qu’on appelle un bâtiment NZEB (Near Zero Energy Building) avec des niveaux K et E bas (K24-27 en E39). Le complexe sera à 80% chauffé par un champ BTES, en association avec une pompe à chaleur sol-eau  (+120 kW, sélectionnés sur 30% de la charge de pointe). Pour les 20 %, restants, une chaudière gaz à condensation HR viendra en appui (+400 kW). « Par la combinaison des deux systèmes, on pourra la majeure partie de l’année travailler sur un COP (coefficient of performance) supérieur (+4,8) à celui obtenu quand on installe simplement une pompe à chaleur. La chaudière gaz à condensation compense les pics. Les projets précédents nous ont appris que cette combinaison garantit une consommation très basse », explique Machiels. Une installation photovoltaïque couvre une partie de la consommation d’électricité, qui entre autres sera réduite par une installation d’éclairage avec contrôle de la lumière du jour et détection de présence. Grâce à l’utilisation d’un système de cloisons vitrées et l’intégration de différents atriums, la lumière du jour pénètre profondément dans le bâtiment.

 

Match à domicile

Dans trois mois, les employés de Kumpen et Democo auront planté la première pelle dans le sol. La construction du bureau de police prendra deux bonnes années. « Le nouveau bureau de police sera une partie importante du nouveau Site de Sécurité le long du canal Albert, où est aussi implantée la prison de Hasselt, et où une nouvelle caserne de pompiers et un centre pour la protection civile seront également créés – dont nous prendrons également la construction en charge, selon la formule classique et en association momentanée avec Democo et STRABAG », explique Machiels. « Ça n’a pas toujours été facile de concilier les idées des différents intervenants (la direction du corps, le personnel, les syndicats, les conseillers en prévention…) dans une concept réalisable, mais grâce à une bonne collaboration au sein de l’équipe de construction, nous avons pu rapidement passer à la réalisation. Dans une approche traditionnelle de projet, nous n’intervenons en tant qu’entreprise que lorsque les dossiers de conception sont déjà totalement terminés, tandis que dans la formule DBM, nous avons beaucoup plus notre mot à dire et nous pouvons déployer notre expertise de manière optimale. Par le fait que nous puissions contrôler un projet depuis le début, nous pouvons optimaliser le rapport qualité-prix. Les dossiers dans lesquels nous pouvons fournir ce service supplémentaire suscitent déjà depuis longtemps notre intérêt parce que nous pouvons vraiment y faire une différence. C’est agréable de pouvoir réaliser de tels bâtiments importants dans sa propre ville. En quelque sorte, nous jouons ce match à domicile – et nous voulons absolument le gagner ».