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16 december 2015 | SYLVIE REVERSEZ

La brigade canine liégeoise se niche dans le paysage (atelier d'architecture AIUD)

La brigade canine de Liège s'installera tout prochainement dans ses nouvelles installations situées à Saint-Nicolas à proximité de Liège. Le projet a été réalisé par le bureau AIUD. Illustratie | aiud
Le béton de façade présente une surface rugueuse. A terme, il est prévu que celle-ci accueille la formation de mousse et de micro-végétaux pour se fondre dans la végétation. Illustratie | aiud
Les 3 bâtiments du projet (un bâtiment administratif et 2 chenils) ont fortement été influencés par la qualité de l'environnement. L'implantation, la volumétrie et les matériaux choisis composent avec la végétation existante. Illustratie | aiud
Les principales fonctions du bâtiment administratif se situent à l'étage. Une généreuse baie horizontale ouvre la vue sur la parcelle et les aires d'entraînement. Illustratie | aiud
A l'intérieur comme à l'extérieur, la fonctionnalité prime. L'efficacité énergétique est aussi au rendez-vous puisque le bâtiment respecte les critères du standard passif. Illustratie | aiud

La brigade canine de Liège prendra tout prochainement ses quartiers dans de nouvelles installations situées à Saint-Nicolas. Le projet, signé par le bureau d’architecture AIUD, combine fonctionnalité, intégration paysagère et performances passives.

Créer un lieu au-delà de la fonction

Lors de l’appel d’offre, la demande du maître de l’ouvrage est très clairement définie : il a besoin d’un espace de travail fonctionnel et adapté à l’éducation de chiens policiers dont la formation dure entre entre 18 et 24 mois. Il s’agit de disposer d’une grande aire d’exercices, d’un chenil pour une vingtaine de chiens et d’un bâtiment accueillant des locaux administratifs et de maintenance. En plus de répondre à cette demande rationnelle, le bureau AIUD de Gil Honoré va proposer une lecture du site dont le but est de donner les éléments propices à la création d’un endroit qualifié, au delà de sa seule fonction.

 

Quand la végétation devient un élément du projet

Le projet s’implante sur une parcelle abondamment boisée. Le bureau d’architecture a choisi une implantation discrète, légèrement en retrait par rapport à la voirie afin de conserver la végétation existante. Le terrain étant en déclivité, l’impact du bâtiment s’en trouve doublement limité. Cette volonté d’investir le terrain de façon mesurée a guidé les choix architecturaux. La volumétrie et les matériaux sont de fait également choisis pour cohabiter avec la végétation en place, considérée comme un véritable élément du projet architectural. 

 

Une implantation économe et organisation rationnelle 

Le projet a un programme assez restreint qui prend place dans trois bâtiments distincts. Le principal est parallèle à la voirie et est réservé aux fonctions administratives et à différents locaux techniques. Deux chenils l’accompagnent, disposés au centre de la parcelle. L’ensemble est implanté de façon à préserver la végétation existante et à conserver le maximum d’espace pour les aires d’entraînement extérieures. Une esplanade minérale se développe au centre du complexe. L’édifice principal répond au souhait de rationalité demandé par le maître de l’ouvrage. Les fonctions s’organisent au sein de deux volumes parallélépipédiques superposés. La zone d’entrée, les vestiaires, le garage et les locaux techniques se trouvent au rez-de-chaussée. A l’étage, on retrouve tous les locaux administratifs, les sanitaires et le réfectoire. Une longue baie horizontale leur offre une vue généreuse sur l’ensemble du site.

 

Des détails qui font le projet d’architecture

Gil Honoré a travaillé plusieurs éléments du projet afin de le « sortir de l’anonymat ». Ainsi, la façade est composée de voiles en béton coulés en place. Leur coffrage a été réalisé avec des planches en bois non rabotées, créant un relief caractéristique et une surface rugueuse. A terme, il est prévu que celle-ci soit colonisée par des mousses et autre micro-végétation, rejoignant la volonté générale de se fondre dans l’espace vert. La partie supérieure du bâtiment prédomine sur l’ensemble : ses dimensions plus larges, son parement et sa grande baie vitrée attire les regards. En façade ouest, elle présente un large débordement qui dessine un espace extérieur couvert au niveau du rez-de-chaussée. Il est soutenu par un ensemble de colonnes disposées aléatoirement et qui créé un appel vers la zone d’entrée. La partie basse de la construction est quant à elle plus discrète et présente un bardage en multiplex lasuré noir.

 

Un bâtiment passif inhabituel

La construction répond aux critères du standard passif grâce à l’ensemble des techniques de construction et des appareils adéquats. La composition de paroi est inhabituelle : le bâtiment se présente comme une solide coque en béton armé isolée par l’intérieur. L’enveloppe isolante continue évite tout problème de ponts thermiques. Ce choix découle de l’utilisation du béton en revêtement de façade. Une structure secondaire légère en bois, isolée par de la cellulose dans son épaisseur, se loge dans ce U en béton tel un bernard l'ermite. Le chauffage se fait via la ventilation grâce à une pompe à chaleur.

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