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02 februari 2016 | PHILIPPE SELKE

Ouverture prochaine du Musée de la Boverie à Liège (Rudy Ricciotti / Bureau p.HD)

Illustratie | Rudy Ricciotti / Bureau p.HD / Ville de Liège
Illustratie | Rudy Ricciotti / Bureau p.HD / Marc Verpoorten / Ville de Liège
Illustratie | Rudy Ricciotti / Bureau p.HD / Marc Verpoorten / Ville de Liège
Illustratie | Rudy Ricciotti / Bureau p.HD / Marc Verpoorten / Ville de Liège
Illustratie | Rudy Ricciotti / Bureau p.HD / Ville de Liège
Illustratie | Rudy Ricciotti / Bureau p.HD

C'est le 5 mai prochain que le nouveau Musée de la Boverie ouvrira ses portes au public.  Le Palais des Beaux-Arts, datant de l'exposition universelle de 1905 et ayant hébergé le musée d'Art Moderne et d'Art Contemporain (MAMAC) de 1980 à 2011, a été réaménagé en grande partie par le bureau liégeois p.HD (Paul Hautecler), tandis que l'architecte français Rudy Ricciotti, connu entre autres par le MUCEM à Marseille, l'agrandissait d'une aile vitrée donnant sur la Meuse.

Dans un parc, sur une île

Courant depuis la gare TGV dessinée par Santiago Calatrava jusqu’à la Médiacité, centre commercial,audiovisuel et de loisirs conçu par Ron Arad, un axe urbain nouveau est en train de changer le visage de Liège : l’axe Guillemins-Boverie-Médiacité. Celui-ci court à cheval sur les deux rives de la Meuse et l’île de la Boverie, reliées par une passerelle cyclopédestre. Celle-ci est accessible en quelques minutes depuis la gare et sa nouvelle esplanade, flanquée de la majestueuse nouvelle tour Paradis, du Centre du design et des nouveaux quais de Meuse.

Cette passerelle sonne comme une véritable invitation à rejoindre l’île et son magnifique parc, lieu bucolique, apprécié depuis toujours par les familles liégeoises, avec en son sein un lieu d’art et d’expositions centenaire, La Boverie. Il abritera dès mai 2016 le musée des Beaux-Arts de Liège et un tout nouvel espace destiné à accueillir des expositions temporaires aux multiples facettes, qui représenteront à chaque fois une expérience unique pour le visiteur.

 

Collections permanentes et expositions temporaires

Un niveau du bâtiment accueillera le meilleur des collections des Beaux-Arts de la Ville de Liège : Lambert Lombard, Gérard de Lairesse, Ingres, Gauguin, Chagall, Picasso, Evenepoel, Delvaux, Magritte, et d’autres attesteront de la modernité de l’art à toutes les époques, de la Renaissance à nos jours. Le parcours, accessible au plus grand nombre, sera accompagné d’un soutien didactique interactif en quatre langues.

Le niveau supérieur accueillera, quant à lui, des expositions temporaires d’envergure, sur environ 3000 m2. Ces expositions seront soit organisées directement par la Ville de Liège, en collaboration avec le Louvre, soit, enfin, confiées à d’autres opérateurs. Le musée du Louvre s’engage en effet auprès de La Boverie dans une mission de conseil artistique.

 

Le travail des architectes

Au terme d'un concours international qui vit 28 candidatures, nationales et internationales, être soumises, le Comité de sélection avait retenu 5 projets et invité les auteurs à présenter une offre complète portant sur la construction du futur projet et sur son aménagement intérieur.  C’est sur base d’une offre alliant une proposition architecturale forte et une expertise avérée en matière de projets culturels majeurs que les autorités communales liégeoises, sur proposition du comité de sélection, ont décidé de confier la réalisation du projet à l’architecte français Rudy Ricciotti associé au bureau liégeois pHD.

Soucieux du respect des constructions et du parc existants, les architectes ont opté pour une intervention mesurée s’articulant de manière forte sur le caractère historique du bâtiment. L’élément neuf le plus visible est constitué d’une extension largement vitrée, « insérée comme une nouvelle aile vers l’est, en surplombant la berge vers la Dérivation ». Rudy Ricciotti ajoute : « Ce que je pense de Liège, c’est que la Boverie est un véritable territoire,un territoire extraordinairement romantique. Le Musée existait et je ne souhaitais pas martyriser ni prendre en otage ce bâtiment. J’ai eu beaucoup de pudeur comme on respecte un ancêtre. Il y a beaucoup d’effacement, de discrétion, de modestie ». C’est donc un projet innovant, à l’identité visuelle forte mais qui sublime le caractère emblématique de l’architecture existante. Les travaux auront coûté 23,5 millions d’euros.

Si vous souhaitez découvrir les commentaires de Rudy Ricciotti en dehors du cadre ronronnant d'une présentation de presse, je vous invite à consulter l'interview qu'il a donnée à cette occasion à La Libre.