Doorzoek volledige site
05 september 2018

Clin d’oeil coloré à la ferme urbaine à Almere

Illustratie | Eternit
Illustratie | Eternit
Illustratie | Eternit

C’est dans le quartier flambant neuf Nobelhorst à Almere, au Pays-Bas, qu’est situé le Centre intégral pour enfants ‘Het Universum’. Le concept de l’école est un clin d’oeil aux fermes urbaines et met l’enfant au centre en partant de ses connaissances et ses compétences. La commune d’Almere et le Groupe scolaire d’Almere avaient contacté plusieurs architectes habitués à créer des écoles dans le but de dessiner un nouveau bâtiment. C’est finalement SP Architecten by Architecten aan de Maas qui a emporté le marché.

Une vision claire existait pour le nouveau centre pour enfants. Ce devait être un bâtiment où des enfants seraient accueillis depuis tôt le matin jusque tard le soir. Il devait être adapté à des enfants de 0 à 13 ans et permettre une participation des parents. L’idée de départ est que les connaissances et compétences de l’enfant se trouvent au centre et que les apprentissages soient adaptés au niveau de l’enfant. Les classes ne sont pas strictement définies, mais se chevauchent. Sur place, une crèche accueille également les tout-petits, avec des espaces de repos et d’importants équipements de cuisine.

École de village XXL

Le quartier Nobelhorst est conçu comme un village avec un espace vert et des habitations, parfois complétées par des espaces à usage professionnel. L’école s’intègre dans cette ambiance villageoise. Elle dégage une certaine modestie malgré ses quatorze classes. « J’ai tenté d’y appliquer la notion de village en m’inspirant du concept de ferme urbaine. Jusqu’au 18e siècle, les fermes urbaines étaient des exploitations agricoles implantées dans l’enceinte des fortifications d’une ville, tandis que leurs terres étaient situées à l’extérieur, c’est-à-dire des fermes sans terres attenantes. La pente douce
des toitures démarrant dès le premier niveau est typique des fermes et granges. L’aspect que présente ‘Het Universum’ côté entrée rappelle cette configuration », explique l’architecte Jaap Nieskens. « Le hall sportif a été conçu comme un volume distinct. Tout ne se trouve donc pas dans un seul grand bloc. »

La transition entre toiture et façade évoque la grange d’une ferme urbaine. Pour ce faire, l’architecte s’est mis à la recherche d’un matériau qui, partant de la toiture, peut se poursuivre sur les façades. Dans pareil cas, des ardoises sont une bonne solution. « Nous avons choisi une palette naturelle brun-rouge qui cadre bien avec l’environnement villageois », poursuit Nieskens. « La combinaison de plusieurs coloris apporte un dynamisme de bon aloi pour une école fondamentale. » Les angles ont été finis avec de petit profils d’angle ouverts de couleur sombre. « Ainsi, les ardoises sont bien mises en
valeur. » Très visible, la gouttière est intégrée dans le versant de toiture. « Réalisée en aluminium avec une membrane hydrofuge, elle apparaît comme une saignée dans la surface en ardoises », précise Jaap Nieskens.

A l’intérieur, un vaste espace central de rencontre est entouré d’espaces fonctionnels comme les sanitaires, des locaux de rangement et de petits bureaux. Ceux-ci se présentent comme autant de boîtes, presque tous dans une couleur différente, et sont chaque fois pourvus d’un espace de transition. On trouve ensuite une zone d’études et de jeu jouxtant les espaces clairement identifiables implantés en façade. De l’autre côté du bâtiment se trouve le hall sportif. Il a été conçu pour l’école mais également pour une seconde école qui viendra probablement s’ajouter à l’avenir de l’autre côté du fossé.

La durabilité comme point de départ

Il est important de créer le moins possible de situations préjudiciables à l’environnement lors de la construction. Le choix des matériaux est essentiel dans
ce cadre, tout comme la mobilité et la consommation d’énergie. « La vision des maîtres de l’ouvrage détermine en grande partie jusqu’où on peut aller
dans ces domaines. Nous trouvons qu’il faut aller très loin. Pas seulement pour lutter contre la pollution, mais également pour faire en sorte que le bâtiment dure longtemps et puisse par exemple subir un changement de fonction, ce qui entre aussi à nos yeux dans le concept de durabilité. »
« Dans le cas de bâtiments scolaires, nous sommes souvent confrontés à des budgets serrés. Cela nous oblige à optimaliser au maximum tant la qualité de l’architecture que celle des matériaux, ainsi que les coûts d’entretien. Il s’agit donc de rechercher des matériaux faciles à entretenir, d’une grande longévité et suffisamment résistants pour être utilisés dans des écoles accueillant des enfants de 0 à 18 ans. Tout aussi importante est la recyclabilité des matériaux dans un processus Cradle to Cradle. C’est pourquoi nous avons opté pour des ardoises. Elles se recyclent bien et sont composées à 95 pourcent de matières minérales disponibles en abondance dans la nature. »

Un bureau avec une longue histoire

SP Architecten fut fondé en 1911. A l’origine, les projets traités étaient très divers : églises, châteaux d’eau, usines, bureaux, écoles, logements et fermes.
Ce n’est que plus tard que le bureau commença à se spécialiser dans les bâtiments scolaires. En 2015, SP Architecten a uni ses compétences avec Architecten aan de Maas, spécialisé dans les projets pour le secteur des soins de santé. Pour ‘Het Universum’, le bureau fut contacté par le biais d’une sélection au niveau national. « Précisément parce que nous travaillons beaucoup pour les pouvoirs publics, nous participons souvent à de tels appels d’offres », explique Jaap Nieskens. « Pour les projets les plus importants, cela passe par un appel d’offres européen, auquel nous participons fréquemment. »