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02 juli 2020 | PHILIPPE SELKE

Presque tout le parc immobilier belge doit être rénové d’ici 2050

Illustratie | Recticel
Degré d’isolation des murs extérieurs par région
Degré d’isolation des toits par région

Pour atteindre les objectifs énergétiques européens 2050, presque tous les logements belges doivent être rénovés, selon le Baromètre de l’isolation 2020 de Recticel Insulation. Concrètement, il s’agit de plus de 3,5 millions de maisons et d’immeubles d’appartements qui devraient être soit démolis et reconstruits, soit améliorés énergétiquement pour atteindre une consommation d’énergie calculée de moins de 100 kWh/m²/an (Flandre et Bruxelles) ou 85 kWh/m²/an (Wallonie).

 

Dans le cadre du Pacte vert européen et de l’accord de Paris, la Belgique s’est engagée à développer une stratégie pour réduire d’au moins 80 à 95 % ses émissions de gaz à effet de serre d’ici 2050 par rapport à 1990, pour maintenir ainsi la hausse de la température moyenne globale largement sous les 2 °C. Les ménages belges sont responsables de 13,2 % des émissions belges totales (et émettent donc plus de gaz à effet de serre que les secteurs de l’agriculture et des déchets réunis). Par conséquent les stratégies à long terme relatives à l’approche du parc immobilier résidentiel belge jouent également un rôle important.

Ces stratégies de rénovation à long terme signifient pour nos 3 régions belges que chaque logement doit pouvoir présenter de bien meilleures performances énergétiques à l’horizon 2050. Ces ambitions se traduisent différemment dans les 3 régions. Ainsi, la Flandre et Bruxelles visent un score énergétique calculé moyen de 100 kWh/m²/an ou moins pour chaque logement, ce qui équivaut à un label A ou A+ en Flandre et un label C+ ou mieux à Bruxelles. La Wallonie, comme la Flandre, aspire à obtenir un label A ou mieux d’ici 2050, mais un label A n’est attribué qu’à partir d’une consommation spécifique Espec de maximum 85 kWh/m²/an.

Au total en Belgique, 99 % des maisons et 95 % des appartements ne répondent pas encore aux ambitions énergétiques de 2050. C’est presque la quasi-totalité du parc immobilier belge.

 

Le plus grand potentiel se cache dans l’enveloppe du bâtiment

Comme l’indique le Baromètre de l’isolation 2020 de Recticel Insulation, l’isolation a le plus grand potentiel. Bien que dans la majorité des unités résidentielles belges, le toit soit partiellement ou totalement isolé, notamment 87 % des toits flamands, 88 % des toits bruxellois et 64 % des toits wallons, plus de 20 % des logements belges (plus de 750.000 bâtiments résidentiels au total) ont toujours un toit qui n’est absolument pas isolé.

L’isolation des murs est encore moins présente dans les habitations : seulement 58 % des habitations flamandes, 34 % des habitations bruxelloises et à peine 16 % des habitations wallonnes ont des murs extérieurs totalement ou partiellement isolés. Ensemble, cela représente près de 60 % des logements belges (plus de 2,25 millions de bâtiments résidentiels au total) dont les murs extérieurs ne sont pas isolés.

Il reste également beaucoup de travail à faire en matière d’isolation des sols : dans seulement 39 % des maisons flamandes, 35 % des maisons bruxelloises et 15 % des maisons wallonnes, le sol (rez-de-chaussée), la cave ou le vide sanitaire est partiellement ou totalement isolé. Dans 70 % des logements belges (plus de 2,5 millions de bâtiments résidentiels au total), le sol ou la cave n’est pas isolé du tout.

Pour plus d’information, veuillez consulter le site www.barometredelisolation.be. Vous y trouverez un livre blanc détaillé.

 

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