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31 augustus 2020 | MICHEL CHARLIER

Pâlir ou s’extasier au nom de Vancouver ?

Illustratie | Antonissen Development Group
Illustratie | Antonissen Development Group

Comment transformer un immeuble de bureaux, en l’occurrence ceux de Hudson Consulting à  Woluwé-Saint-Lambert en 107 appartements et 2 espaces commerciaux ? C’est le défi qu’a relevé le bureau GS3 Architectes associés, à la demande du maître d’ouvrage, le groupe Antonissen. Le projet a été baptisé ‘Vancouver’, en référence au titre du plus célèbre recueil de textes du poète Marcel Thiry, ‘Toi qui pâlis au nom de Vancouver’. Fin des travaux annoncée pour 2024.

 

La demande de logements en Région bruxelloise va crescendo et toutes les occasions sont ‘bonnes à prendre’. Le promoteur immobilier anversois Antonissen a donc confié la rénovation et la (légère) extension du bâtiment, jusqu’à présent occupé par la société Hudson Consulting, au bureau bruxellois GS3 Architectes associés, l’architecte Marc Corbiau se chargeant de la rénovation de la façade. L’immeuble est situé Avenue Marcel Thiry à Woluwé-Saint-Lambert. C’est en hommage à ce grand poète belge que le projet a été baptisé ‘Vancouver’, rappelant le titre du plus célèbre recueil de Thiry, publié en 1924, et mis également en musique par Julos Beaucarne.

Volumes et circulations conservés

Entrons un peu plus en détails dans ce projet, la reconversion d’un double immeuble de bureaux de presque 16 000 m² en 107 appartements, suivant un programme varié allant du studio au 4 chambres, et de près de 1000 m² de surfaces commerciales à front de rue. Et pour nous en parler, qui de mieux que Vincent Dehon, architecte et administrateur-délégué de GS3 Architectes associés ? « Les volumes sont conservés et nous avons réaménagé un maximum d’appartements traversants sans bousculer complètement les circulations verticales. L’étage sous toiture sera complètement démonté et reconstruit sous la forme de penthouse. Certaines cages d’escalier en doublon ont été transformées en trémies d’ascenseur pour permettre d’ajouter des entrées à l’immeuble tout en longueur, et ainsi diminuer les couloirs de distribution d’étages. » La structure existante est une structure préfabriquée sur hourdis et poutres précontraints. Vincent Dehon : « Les nouveaux équipements techniques ont dû être pensés pour limiter les percements afin d’éviter l’effet château de cartes. »

Un immeuble qui veut se démarquer

Le nouvel immeuble répondra aux exigences sévères de la Région de Bruxelles-Capitale en matière de limitation des surcharges, de l’acoustique et des performances énergétiques. « Le promoteur a clairement voulu positionner son immeuble une catégorie au-dessus afin de se démarquer, avec une grande qualité spatiale des appartements – au-delà de ce que demande le Règlement Régional d’Urbanisme (RRU) – , des ouvertures généreuses et des terrasses, une façade de qualité avec des matériaux de qualité  », commente Vincent Dehon.

Réutiliser les matériaux 

L’immeuble est très récent puisqu’il a été construit il y a un peu moins de 40 ans. Il ne souffre donc normalement pas d’usure excessive et c’est plutôt une bonne nouvelle pour la réutilisation des matériaux. Vincent Dehon : « nous espérons pouvoir offrir une deuxième vie à pas mal de matériaux que nous récupérerons lors du démantèlement du bâtiment : faux-planchers, faux-plafonds, cloisons, équipements, mobilier… » Pour ce faire, le bureau d’architectes a entamé une réflexion avec la société Retrival.