Doorzoek volledige site
19 juni 2014 | PHILIPPE SELKE

Logements passifs labellisés Batex à Ixelles (atelier d'architecture FORMa*)

Illustratie | FORMa* / Photo : Georges De Kinder
Illustratie | FORMa* / Photo : Georges De Kinder
Illustratie | FORMa* / Photo : Georges De Kinder
Illustratie | FORMa* / Photo : Georges De Kinder
Illustratie | FORMa* / Photo : Georges De Kinder
Illustratie | FORMa* / Photo : Georges De Kinder
Illustratie | FORMa* / Photo : Georges De Kinder

Sur une parcelle de 125 m2 coincée entre une rue étroite et un intérieur d’ilot densément construit, orientée est ouest dans sa longueur, il s'agissait pour le maître d'ouvrage de rentabiliser un habitat de hautes performances énergétiques et environnementales tout en restant simple et agréable à vivre. Le projet, achevé en 2013, a reçu le label Batex de l'IBGE. Il est l'oeuvre du bureau FORMa*.

Démolir pour bâtir mieux

Peu ou pas occupée, l'ancienne construction avait souffert d’un manque d’entretien. Trop dégradée pour pouvoir être étendue ou même transformée en un bâtiment performant, elle a été démolie. Mais pas n'importe comment ! Cela s'est fait en privilégiant le recyclage de ses composants (maçonnerie, béton, acier, bois). Une partie a été réutilisée sur place, les gravats concassés servant d’empierrement (fond de coffre) et de massif drainant sous la dalle de sol de la nouvelle construction.

Deux surfaces mises en location contribuent au financement du nouveau projet. L’éco-nomie-logie du projet réside déjà dans ses bases : faible occupation du territoire, densification du bâti dans un quartier qui possède de nombreux atouts en termes de mobilité et de proximité dans un tissu urbain varié.

 

Ossature bois

Exiguïté et faible portance du sol ont orienté le choix de la structure vers une ossature légère en bois. De plus, elle maintient une épaisseur relativement faible pour les parois extérieures, légèrement surdimensionnées afin d’accueillir l’isolant. Complètement désolidarisée des constructions voisines, l’ossature est posée sur un radier en béton. Ses planchers sont portés par les parois latérales et une rangée de colonnes et poutres intermédiaires en acier positionnées dans la longueur du bâtiment afin de réduire la portée et la section des gites de plancher. Ce dispositif, sans cloison structurelle, permettra l’évolution, l’adaptabilité et la reconversion des surfaces.

 

Plan

Le rez-de-chaussée est logiquement occupé par les fonctions « publiques » : espace commun, gestion des déchets, vélos, atelier bricolage, un espace équipement mis en location ou espace polyvalent à disposition des habitants. Un patio pratiqué le long du mur mitoyen orienté sud y diffuse de la lumière.

Les étages, plus lumineux, accueillent deux logements passifs disposés en gradins en suivant les profils des immeubles voisins sans encombrer la vue ni leur porter d’ombre. Les séjours sont disposés de façon à jouir de toute la largeur de la parcelle et profiter de son élargissement vers l’arrière. Celui du triplex est traversant est/ouest. Il occupe une surface complètement libre. Les baies toute hauteur, l’ouverture de la trémie d’escalier et l’interruption du plafond avant la façade arrière le dilate. De larges terrasses prolongent généreusement les espaces intérieurs. Ultérieurement, les murs mitoyens seront aménagés en surfaces végétales ou réfléchissantes comme des parties intégrantes du projet.

 

Performances énergétiques

Les étages reçoivent la lumière sur les deux façades et permettent une ventilation estivale efficace (vmc double flux, système D). Du triple vitrage et de l'ouate de cellulose insufflée garantisssent une bonne isolation thermique. 12 m2 de panneaux solaires thermiques et photovoltaïques sont installés, ainsi qu’une citerne eau de pluie de 7m3. La gestion de l’eau est rationalisée.

Résultat : un besoin net d'énergie de chauffage (Phpp) situé entre 14-15 kWh/m² par an, une valeur K entre 15 et 25 et un coefficient E entre 25 et 30.