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12 november 2019 | MICHEL CHARLIER

Une école fondamentale moderne et passive à Waterloo

Illustratie | TRAIT Norrenberg & Somers architectes
Illustratie | TRAIT Norrenberg & Somers architectes
Illustratie | TRAIT Norrenberg & Somers architectes
Illustratie | TRAIT Norrenberg & Somers architectes
Illustratie | TRAIT Norrenberg & Somers architectes
Illustratie | TRAIT Norrenberg & Somers architectes
Illustratie | TRAIT Norrenberg & Somers architectes

L’école fondamentale de Mont-Saint-Jean à Waterloo a récemment bénéficié d’importants travaux d’extension, de modernisation et d’aménagement du bâti existant. Les élèves et les enseignants ont donc pu démarrer l’année scolaire 2019-2020 dans un environnement neuf, plus sain et répondant aux standards passifs. Mais le projet, dont on doit la conception au bureau ixellois TRAIT Norrenberg & Somers architectes a également permis d’accueillir 200 enfants supplémentaires, portant le total d’élèves de cette école à 675.

 

Le projet, démarré en mai 2017, était d’envergure. Il s’agissait tout d’abord de rénover un ancien bâtiment et de le transformer en une construction basse énergie par l’isolation de ses façades et toitures, l’amélioration de l’étanchéité à l’air et l’installation de nouveaux châssis et d’une ventilation mécanique contrôlée à double flux. Il fallait ensuite remplacer des pavillons préfabriqués vétustes par des constructions passives et obtenir ainsi 6 nouvelles classes de primaire et 9 de maternelle, 2 locaux spécifiques pour les siestes des plus petits, une grande salle de gymnastique et ses vestiaires, une salle de psychomotricité, des locaux administratifs, des sanitaires, des réserves et des locaux techniques. Il était également prévu de construire deux préaux, de revoir l’organisation des cours de récréation et d’aménager les abords de l’école (installation de jardinets, plantation d’arbres fruitiers…)

Une école et ses spécificités : comment concevoir ?

Ce beau défi n’a pas effrayé les architectes de Trait, spécialisés dans les projets de construction et de rénovation de bâtiments scolaires depuis près de 25 ans. Mais quelles sont les spécificités auxquelles doit répondre une conception lorsqu’il s’agit d’écoles ?  Pierre Somers, architecte associé : « Il est primordial de concevoir un lieu qui élève et donne toutes les conditions pour le faire. Il faut donc être attentif à la question de l’accueil des enfants, de leur éducation, de leur apprentissage, de leur socialisation… On prend souvent en exemple les constructions scolaires des pays nordiques, d’Autriche (Voralberg) ou de Suisse pour illustrer que la qualité de l’environnement a un impact sur les objectifs de l’école. Le raccord avec le tissu urbain existant ou l’usage extra-scolaire souhaité pour les bâtiments jouent aussi un rôle important. » Le maître d’ouvrage demande souvent que le résultat final se caractérise par une charge d’entretien réduite. Enfin, outre le budget, il y a également des normes spécifiques en matière d’incendie, d’acoustique, de PEB, d’accès PMR ou de qualité de l’air.

Dans le cadre d’une construction passive, comme c’est le cas à Waterloo et dans la plupart des projets du bureau Trait, « le bâtiment se doit aussi d’être démonstratif et exemplatif au-delà des aspects pédagogiques, en ce qui concerne le confort, l’environnement, l’économie d’énergie et de ressources », précise Pierre Somers. « Les bâtiments scolaires étant fortement sollicités, la durabilité au sens premier est un enjeu important. »

Une école au standard passif

« L’école de Waterloo est construite au standard passif, y compris la rénovation qui est isolée de l’extérieur et équipée d’une ventilation double flux comme la nouvelle construction », continue l’architecte. « L’économie circulaire n’a pas été centrale dans la composition et la gestion du projet, mais celui-ci intègre néanmoins certains éléments dont la récupération directe sur chantier, l’utilisation de matériaux démontés sur d’autres chantiers et de produits recyclés. Certains châssis existants ont par exemple été réutilisés dans le projet, pour une façade du bâtiment rénové. Et lors de la démolition, certains composants - châssis, marche d’escalier, abri à vélos, préau… - ont été récupérés et mis à disposition de la commune qui les a réutilisés pour cette école ou dans d’autres bâtiments lui appartenant. »
La gestion de l’eau a également fait partie des préoccupations du projet. Pierre Somers : « Le principe est d’économiser l’usage de l’eau et de récupérer l’eau de pluie, principalement pour alimenter les réservoirs des WC. Un bassin d’orage est installé sous la cour et permet d’éviter de saturer le réseau d’égout public en cas de fortes pluies. »
Les travaux ont pu être réalisés grâce à l’intervention du Service général des Infrastructures scolaires subventionnées de la Fédération Wallonie-Bruxelles et plus particulièrement son Service régional Bruxelles - Brabant wallon. La FWB a subsidié le projet pour +/- 5,5 millions € sur un investissement total de 8 800 000 €.