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16 juni 2020 | MICHEL CHARLIER

Le commissariat de Sainte-Walburge, un Smart building tout en dualités

Illustratie | Valentin Bianchi
Illustratie | Valentin Bianchi
Illustratie | Valentin Bianchi
Illustratie | Valentin Bianchi
Illustratie | Valentin Bianchi
Illustratie | Valentin Bianchi
Illustratie | Valentin Bianchi
Illustratie | Valentin Bianchi
Illustratie | Valentin Bianchi
Illustratie | Valentin Bianchi
Illustratie | Valentin Bianchi
Illustratie | AAEG

L’implantation du nouveau commissariat du quartier de Sainte-Walburge a été réalisée à un endroit stratégique, l'une des portes d’entrée de la ville de Liège, à deux pas du futur site du turbulent Festival 'Les Ardentes'. L'Atelier d'Architecture Emmanuel Grandmaison (AAEG) en a assuré la conception, basée sur un jeu intelligent et visible de dualités, dans la forme et les matériaux utilisés, et faisant de ce commissariat un bâtiment intégré dans son environnement et ancré dans son époque.

 

Le nouveau commissariat de quartier de Sainte-Walburge, à la jonction entre les communes de Rocourt et de Liège, est parfaitement visible depuis les nombreuses voiries environnantes mais reste néanmoins un bâtiment à échelle humaine. Le bureau d’architecture a de plus imaginé un bâtiment d’angle, permettant de définir une nouvelle lecture de l’îlot tout en s’intégrant aux habitations voisines par ces lignes de force. « L’architecture du commissariat projette à la fois une image forte, en accord avec son temps et avec sa fonction, mais également une image de souplesse et de légèreté facilitant l’intégration sociale dans le site », résument les architectes.

Un jeu de dualités

Toute la conception s’est basée sur un jeu de dualités : « une dualité de forme tout d'abord puisque le caractère rectiligne et orthogonal du soubassement est en opposition avec la douceur et la légèreté du volume de bureau de l’étage tout en courbe. De plus, l’espace généré sous le porte-à-faux se veut 'protecteur' et accueille les visiteurs vers l’entrée principale. Une dualité de matériaux ensuite, par l’emploi du béton architectonique, qui confère à l’ensemble une force, toujours en relation avec la fonction, en opposition avec le bardage en bois, qui permet une perception plus chaleureuse de ce volume. » Les auteurs de projet ont également souhaité mettre en œuvre des matériaux faciles d’entretien, durables et produits dans la région.

Aménagement de l'espace public voisin

Une autre volonté du maître d’ouvrage était d’aménager l’espace public voisin, afin d’offrir à la population un ensemble cohérent, bénéfique pour tous. « Architecturalement, l’aménagement de cet espace est la continuité des lignes de force du bâtiment, il est dynamique, ludique, durable et architecturé », précisent les architectes d'AAEG. « L’ensemble se décline en une suite d’espaces minéraux et d’espaces verts. La végétation, de type régional, structure les espaces et renforce les intentions d’aménagement. Ces aménagements architecturent l’espace ou jouent un rôle sécuritaire vis-à-vis du commissariat. »

Smart building, Smart city

« Une autre volonté importante intégrée dès les premières esquisses, était de concevoir un bâtiment Smart building en parfaite corrélation avec le positionnement de la ville Liège en tant que Smart city. » Le bâtiment est donc interconnecté avec d’autres bâtiments, afin d’intégrer une gestion intelligente de l’ensemble des techniques. L’utilisation de technologies de programmation et d’activation centralisées permettent de piloter automatiquement ou manuellement l’ensemble des fonctions du bâtiment afin d’augmenter le confort des utilisateurs tout en minimisant la consommation énergétique. Cette technique permet également de faciliter la maintenance des installations et d’en diminuer les coûts sur le long terme. Elle a aussi pour avantage la flexibilité de l’installation et permet des modifications ultérieures sans travaux importants.

« De plus, une fenêtre, transformée en écran, permet de communiquer aux habitants du quartier des informations utiles comme les travaux, les manifestations, les horaires d’ouverture… bref, la vie du quartier », concluent les architectes.