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16 maart 2021 | MICHEL CHARLIER

A Mons, 'Au Fil des Grands Prés' fait le lien entre centre-ville et périphérie

Illustratie | Nathalie Van Eygen
Illustratie | Nathalie Van Eygen
Illustratie | Nathalie Van Eygen
Illustratie | Nathalie Van Eygen
Illustratie | Nathalie Van Eygen
Illustratie | Nathalie Van Eygen
Illustratie | Nathalie Van Eygen
Illustratie | Nathalie Van Eygen

Avec ses 266 appartements répartis dans 8 immeubles situés entre la Haine et les Grands Prés, le projet immobilier conçu par le bureau DDS+ pour Atenor maintient la continuité du maillage vert tout en prolongeant le centre-ville de Mons jusqu'à la périphérie, en lieu et place d'une zone en friche.

 

Le projet 'Au Fil des Grands Prés' a été divisé en trois phases, comptant respectivement 6 101 m², 12 172 m² et 6130 m², qui se sont échelonnées depuis début 2015. Pour les deux premières, DDS+ a collaboré avec le bureau Holoffe - Vermeersch (H&V) jusqu'à la phase de permis.

Prolonger le centre-ville tout en gardant le maillage vert

« L’accent a été mis sur l’intégration des bâtiments dans leur contexte afin de maintenir la continuité́ du maillage vert accompagnant le sillon de la Haine », explique-t-on chez DDS+. « 'Au Fil des Grands Prés' fait partie d’un projet d’ensemble visant à prolonger le centre-ville à l’extérieur des murailles en urbanisant une zone jusqu’alors en friche, permettant ainsi de créer un lien entre le centre-ville et la périphérie. Les bâtiments ont été construits par duo. Leurs alignements sont décalés ce qui permet de rompre avec l’effet de longueur de la rue de la sucrerie. »

L’ensemble des bâtiments a été construit suivant les mêmes principes : un recul a été créé par rapport à la rue afin de créer un espace tampon entre le site des Grands Prés et les logements, les logements bénéficient de grandes ouvertures au Sud (côté Haine) et sont plus fermés coté Grands prés, des passages ont été aménagés entre les bâtiments afin, d'une part, de casser la monotonie due à la longueur des façades et, d'autre part, de créer des chemins favorisant la mobilité douce et les liaisons entre le chemin de halage et le trottoir. 

« Le principal défi a été d'amener du logement dans un quartier non-résidentiel », reconnaissent les architectes. Tout a été mis en place pour faire venir les résidents 'au-delà des murailles' : grands balcons ou jardins privés, jardin commun, cohabitation avec des zones vertes, le tout à deux pas d'un grand centre commercial et à 500 m de la gare.

Matériaux et techniques

Les architectes ont opté pour une cohérence de couleurs et de matériaux dans des teintes naturelles permettant de respecter au mieux l’intégration des bâtiments dans leurs abords. Pour la gestion des eaux, on notera la présence d’une noue d’infiltration plantée à l’arrière du site, entre les bâtiments et la Haine et d'une grande surface de terrain perméable dans les jardins communs pour faciliter l’infiltration des eaux de pluie. « La production de chaleur (chauffage et eau chaude sanitaire) est centralisée par noyau - 2 par bâtiment - et est assurée par des chaudières à condensation au gaz. Les appartements sont ventilés mécaniquement selon le principe du double flux. Des groupes individuels (1 par appartement – dans la buanderie) de ventilation (pulsion et extraction) assurent l’apport d’air frais et l’évacuation de l’air vicié. » Enfin, des protections solaires (vantelles) ont été installées au dernier étage de chaque bâtiment, côté sud, là où les ouvertures sont les plus grandes.