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07 april 2021 | MICHEL CHARLIER

A Mons, nouvel épisode de la saga NOVA

Illustratie | Nanopixel
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A Mons, le projet immobilier Nova a déjà fait beaucoup parler de lui. Logique dans la mesure où il vient modifier la dynamique d’un quartier proche de la Grand-Place. Ce projet se développe dans le cœur historique de la ville, ce qui exige une réflexion architecturale poussée et une véritable expertise urbanistique afin de garantir la réussite du projet sur le long terme. L'accent doit être mis sur la qualité des matériaux, la durabilité, les espaces collectifs conviviaux, les mixités fonctionnelle et intergénérationnelle. Une équipe de travail pluridisciplinaire suit ce dossier depuis 2016 et a plusieurs fois remis l’ouvrage sur le métier. Dernière étape en date, une présentation organisée il y a quelques jours afin de faire le point sur les derniers développements et proposer une mouture de projet plus affinée et répondant aux interrogations des citoyens. 

 

Des remarques importantes et pertinentes avaient été émises lors de la séance d'information pour les Montois mais également lors de l'enquête publique. Certains choix devaient être clarifiés, les gabarits et la fonctionnalité de certains immeubles devaient être revus. Il était capital pour les développeurs, ION et Kumpen RED, d'être en phase avec la ville et ses citoyens car, selon eux, « Nova est le seul projet au centre-ville couvrant une superficie de près de 1 ha, à pouvoir bénéficier d’une revitalisation complète sans pour autant toucher à une quelconque valeur historique des bâtiments existants. L’idée de base du projet est de développer un lieu de vie qui apporte une réponse concrète au modèle urbain d’aujourd’hui. Le constat est vite fait : la place Bottle ne présente aucun aspect attractif pour une personne qui souhaite vivre en ville. Au fil du temps, le béton et les voitures sont devenus prédominants, ne laissant plus d’espace au développement de lieux de vie conviviaux tellement nécessaires en centre-ville. »

Flashback

Petit retour en arrière. En 2014, Proximus met en vente les bâtiments concernés. Ceux-ci seront achetés en 2015, mais l'activité y persistera jusque fin 2019. Le deuxième concours d'architecture pour le projet, englobant une réflexion globale pour la zone concernée et non plus pour le seul 'bâtiment Belgacom' est remporté en 2018 par le bureau DDS+. Le projet devient un quartier, la rénovation de l'existant est remplacée par la construction de nouveaux bâtiments. Il faut y combiner redynamisation, durabilité, convivialité, densification et création d'un poumon vert.

Des aménagements extérieurs pour une plus grande qualité de vie 

« Tous les espaces sont liaisonnés entre eux, soit des liaisons piétonnes accessibles à tous », précise-t-on lors de la présentation de la nouvelle mouture. « Un nouveau maillage est aménagé à travers la zone. Des nouveaux cheminements créés des jonctions inexistantes aujourd’hui (principalement Nord/Sud) à travers le site. L’apport du projet au quartier est multiple et passe par des voiries et des trottoirs réaménagés en périphérie du projet, des espaces de circulation piétonne spacieux et agréables, une nouvelle place du marché aux poulets à l’endroit précis où elle existait et dans ses proportions d’origine, une rue de la Raquette complètement repensée en promenade piétonne animée, une rue Boulengé de la Hainière qui devient piétonne et se profile désormais au travers d’espaces verts et de bâtiments de qualité et enfin une implantation et un urbanisme qui désengorgent l’église Sainte-Élisabeth et offrent de nouvelles vues sur ce patrimoine montois. » NOVA Mons prévoirt également d'installer un maximum de toitures végétalisées.

Un programme mixte

La version modifiée du projet propose, au sein des 6 bâtiments à construire, 84 appartements, 47 logements (22 pour les jeunes ménages et 25 gérés par une Agence Immobilière Sociale), 94 kots étudiants (à la place d'un hôtel shortstay prévu dans la première mouture), 6 000 m² de bureaux, quelques espaces pour l'Horeca (2), le commerce (1) et les services (6) et un bar/restaurant en toiture.

Le site du projet est entouré de différents éléments patrimoniaux. Dans la réflexion menée suite à la première présentation du projet, les développeurs ont tenu compte des remarques émises et ont diminué les gabarits des immeubles G et F d’un étage, passant ces derniers de R+8 à R+7. Ceci étant, l’objectif poursuivi dans le projet reste de minimiser l’emprise au sol des bâtiments afin de maximaliser les espaces publics, ce qui implique inévitablement de conserver des hauteurs importantes.

La vision architecturale

La conception de DDS+ est volontairement contemporaine. « Elle ne cherche pas à reproduire le langage des périodes passées ni à en faire une réinterprétation hasardeuse », précise le document explicatif remis lors de la présentation. « Le projet s’inscrit pleinement dans son époque et son architecture reflète les attentes et usages actuels en matière d’habitabilité et de confort : éclairement des pièces de vie, espaces extérieurs tels que balcons et loggias, ... Les volumes et le traitement des façades intègrent et répondent au contexte architectural dans lequel s’inscrit le projet, à savoir celui du centre historique de la ville de Mons. » Les éléments suivants ont guidé la conception des façades pour répondre à cet objectif : utilisation de la brique sur tous les bâtiments de logements (matériau que l’on retrouve sur une très grande majorité des constructions du centre-ville) et choix de couleurs de briques rappelant les tonalités présentes dans le tissu local, choix de la verticalité, séquençage des linéaires de façades, traitement des gabarits et travail sur les profondeurs.

Concernant l'énergie, plusieurs dispositifs permettront la réduction des émissions de CO2 sur le site : système de chauffage collectif dans les appartements, assuré entre autres par une pompe à chaleur, et panneaux solaires installés sur les toitures plates.