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01 oktober 2021

StamEuropa (51N4E), pour renforcer le dialogue entre Europe et citoyens

Illustratie | Regie der Gebouwen - Régie des Bâtiments

StamEuropa ouvre ses portes en tant que maison du dialogue démocratique, au 104 rue Arlon. Ce projet et ce lieu sont le fruit d'une étonnante et remarquable collaboration entre la Ville de Bruxelles et la Régie des Bâtiments. La réoccupation du bâtiment s'est accompagnée de pas mal de défis, ce qui a notamment valu au bureau 51N4E une nomination au Brussels Architecture Prize pour l'aménagement intérieur.

 

Le concept de StamEuropa est né d’une idée de l’agence franco-belge Vraiment Vraiment, spécialisée dans le design urbain et les politiques publiques. L'objectif de ce projet est d'introduire dans le bâtiment une nouvelle forme de dialogue entre les citoyens et l'écosystème européen. Une scénographie innovante, des formats et règles de conversation différents ainsi qu'une offre de restauration agréable devraient contribuer à la création d'une nouvelle destination dans un quartier européen plutôt monofonctionnel. Situé au 104 rue d'Arlon, au cœur de ce quartier, StamEuropa est appelé à devenir le lieu d'ateliers, de séminaires et de conférences pour toutes sortes d'organisations et d'institutions, donnant ainsi au caractère démocratique du quartier européen une dimension nouvelle, innovante et participative. 

Un projet gagnant-gagnant

Le bâtiment est propriété de l’Etat fédéral et relève de la gestion de la Régie des Bâtiments. Mais, comme l'explique Laurent Vrijdaghs, administrateur général de la Régie des Bâtiments, « aucune destination finale n'avait encore été déterminée pour ce bâtiment. Nous avons donc décidé, en collaboration avec le Fonds Quartier Européen (un fonds d'entreprise au sein de la Fondation Roi Baudouin) et la Ville de Bruxelles, de rechercher une utilisation temporaire du rez-de-chaussée et des deuxième et troisième étages dans l’attente d'une éventuelle vente future du bâtiment. C'est une situation gagnant-gagnant. »

La Ville de Bruxelles et la Régie des Bâtiments ont donc conclu un accord en 2020. Puisque la Régie des Bâtiments ouvrait une partie de son bâtiment à une utilisation temporaire gratuite, elle ne devait plus payer la taxe d'inoccupation prévue par la Ville pour lutter contre les bâtiments et les sites abandonnés, négligés, vacants ou inachevés. C'était la première fois que la Ville de Bruxelles concluait un tel accord. 

Ans Persoons, échevine de l’Urbanisme : « L'utilisation temporaire doit devenir la norme. En premier lieu, nous regardons les bâtiments vides qui sont entre des mains publiques. Ils doivent donner le bon exemple. Pour faire comprendre à tous que cet immeuble de bureaux est à nouveau 'vivant', nous avons également repensé l'espace extérieur. »

Travaux intérieurs et extérieurs : une synergie extraordinaire

Dès l’entame de l'accord entre les différentes parties, il y avait plusieurs défis à résoudre avant que la réoccupation puisse commencer. À partir de 2020, des travaux ont commencé qui ont transformé la carcasse intérieure en un lieu agréable et vivable. Concrètement, il s'agissait de réaliser les raccordements d'eau et d'électricité, le chauffage, la sécurité incendie, l'éclairage, la réparation des dégâts des eaux, etc.) Le coût de ces travaux (environ 138 000 €) a été pris en charge par la Régie des Bâtiments.

L'espace extérieur le long de la rue Jacques de Lalaing a été traité et transformé en une sorte de parc de poche/salon de la ville verte. En collaboration avec une agence graphique, une identité visuelle pour StamEuropa a été développée et apposée sur le grand mur extérieur nu. Les coûts de ces interventions ont été supportés par les taxes d'urbanisme payées sur les différents projets de promotion dans le quartier.

Le design de StamEuropa suscite déjà une grande attention. 51N4E, le cabinet d'architectes à l'origine du projet d’aménagement intérieur, a été nominé pour le Brussels Architecture Prize.