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28 september 2021 | MICHEL CHARLIER

Réaménagement des abords de Notre-Dame : Bas Smets parmi les quatre finalistes

Illustratie | Joséphine Brueder / Ville de Paris

Les quatre équipes finalistes sélectionnées pour le projet de réaménagement des abords de Notre Dame, après une consultation internationale lancée au printemps dernier, viennent d'être annoncées par Anne Hidalgo, maire de Paris. Parmi celles-ci, une équipe emmenée par Bas Smets, qui aura fort à faire étant donné le 'pedigree' de certains membres d'autres équipes - Grafton et Michel Desvignes, notamment. Un jury désignera le projet lauréat fin juin 2022.

 

Le projet de réaménagement des abords de Notre-Dame est complémentaire du chantier de reconstruction de la cathédrale. Objectif : faire revenir les Parisiens dans le berceau de Paris et accueillir les visiteurs dans de meilleures conditions. Ce projet avait fait l’objet d’une délibération votée le 15 avril 2021 au Conseil de Parisdeux ans après le terrible incendie qui a ravagé la cathédrale.

La délibération expose le projet général et les concertations qu’il nécessite, son financement, le calendrier prévisionnel et sa gouvernance avec l’État et le diocèse. Surtout, elle prévoit une phase de concertation citoyenne qui viendra progressivement nourrir le cahier des charges.

Les quatre équipes finalistes

Les équipes et projets retenus sont les suivants:

  • l’équipe menée par l’urbaniste-paysagiste Jacqueline Osty & associés, avec l’architecte Bernard Desmoulin et l’agence Orma Archittettura, architectes du patrimoine ;
  • l’équipe menée par le bureau paysagiste Bas Smets, avec le bureau d'architectes-urbanistes parisien GRAU et, pour le volet patrimoine, le bureau parisien Neufville-Gayet ;

  • l’équipe menée par le paysagiste Michel Desvignes, avec les agences Grafton Architects (prix, Pritzker 2020) et h2o, ainsi qu’Urban Eco comme urbaniste ;

  • l’équipe menée par l’agence d’architecture d’Aymeric Antoine et Pierre Dufour; avec le paysagiste Ateliers jours et l’urbaniste Auxilia.

Le programme du réaménagement

Concrètement, le réaménagement concernera :

  • le parvis et ses espaces souterrains comprenant la crypte archéologique et un parking sur deux niveaux ;

  • les squares Jean XXIII et de l’Île-de-France (situés derrière la cathédrale) jusqu’à la pointe de l’Ile de la Cité ;

  • les quais de Seine, haut et bas ;

  • les rues adjacentes (rue du Cloître-Notre-Dame, rue de la Cité, quai de l'Archevêché).

Difficulté de l’exercice, ce périmètre est entouré de bâtiments et paysages à haute valeur patrimoniale, reconnus et protégés, notamment par leur situation en toute proximité du site 'Paris, rives de la Seine', inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1991.

Constats et enjeu principal

L'objectif de ce réaménagement est de faire revenir les Parisiens dans le berceau de Paris et accueillir les visiteurs dans de meilleures conditions. Ceci implique de repenser complètement l’accueil de la cathédrale, ses accès depuis le parvis, la gestion des flux, la continuité avec la Seine, la végétalisation du site, les parcours à travers l’île et les perspectives.

L’enjeu principal sera donc d’utiliser et de valoriser chaque espace du périmètre concerné à travers quatre axes :

  • préserver et révéler la richesse historique, patrimoniale et paysagère du site Notre-Dame, notamment en révélant les grandes perspectives sur la cathédrale et dans tous les parcours d’approche, mais aussi en valorisant l’identité du site par un aménagement architectural sobre ;

  • diversifier les usages, dans le temps et dans l’espace, notamment en apportant de nouvelles fonctions sur le parvis qui doit aussi retrouver une dimension de place parisienne du quotidien et en valorisant la crypte archéologique ;

  • offrir un accueil et des parcours fluides, agréables et sécurisés pour tous les publics (touristes, riverains, travailleurs, usagers du culte…), notamment en repensant les conditions d’accueil des visiteurs de la cathédrale via un aménagement du parvis et de son sous-sol avec un espace apportant les commodités nécessaires (bagagerie, toilettes, informations, etc.) ;

  • renforcer la qualité environnementale du site, notamment en misant sur la biodiversité et en régénérant la trame végétale et les paysages arborés, ainsi qu’en créant une continuité végétale entre les espaces verts autour de la cathédrale, la Seine et le parvis ;

Le projet devra minimiser le bilan carbone tout au long de l’opération (choix des matériaux et mode opératoire des travaux). L’utilisation du sous-sol existant du parvis (actuellement occupé par un parking public) participe à cet enjeu.