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28 mei 2019

Liaison entre paroi maçonnée et ossature en bois : soyons attentifs !

Illustratie | CSTC

Lorsqu’on projette d’étendre un bâtiment existant par une construction en bois, il convient de veiller tout particulièrement à la liaison entre la paroi maçonnée et l’ossature de l’extension. Il peut en effet s’agir d’une zone sensible, notamment en ce qui concerne les remontées d’humidité, la diffusion de vapeur d’eau, l’isolation thermique, l’étanchéité à l’air et le transfert des efforts mécaniques. Quelques règles de mise en œuvre, telles qu’un recouvrement suffisant de la membrane placée à l’interface des murs ou la pose d’une isolation complémentaire, permettront de garantir une jonction durable et étanche. Le CSTC a réalisé à ce sujet une courte brochure informative.

Une membrane doit être positionnée à l’interface entre la paroi maçonnée et la paroi à ossature en bois, afin de garantir la liaison entre la membrane ou le panneau intérieur assurant l’étanchéité à l’air et à la vapeur d’eau et le pare-pluie extérieur (voir figure à la page suivante). Celle-ci doit présenter des caractéristiques et des performances similaires à celles exigées pour une membrane anticapillaire, principalement en matière d’étanchéité et de durabilité (voir Les Dossiers du CSTC 2013/1.4).

Un traitement initial, tel qu’un cimentage de la paroi existante, peut toutefois s’avérer nécessaire pour garantir une meilleure adhérence de la membrane d’interface sur cette paroi. Cette membrane est collée ou fixée mécaniquement à l’aide des lattes du bardage en bois de l’extension. Même si la construction existante dispose d’une membrane anticapillaire, il est indispensable de relever verticalement celle de la nouvelle construction sur la membrane d’interface. En effet, un chevauchement horizontal entre les deux membranes anticapillaires ne peut pas être réalisé. Il convient de garantir la continuité entre la membrane anticapillaire et la membrane d’interface par un chevauchement de plus de 10 cm.

Du côté intérieur, la liaison entre la membrane d’interface et la membrane d’étanchéité à l’air et à la vapeur d’eau est assurée par un recouvrement d’au moins 10 cm, mais elle nécessite également l’application d’un adhésif ou d’un mastic de couplage compatible avec les deux membranes. Un lattage complémentaire garantira durablement la continuité de l’étanchéité de la membrane. Au niveau des angles, la continuité sera réalisée par pliages, au moyen d’angles préformés ou de tout autre adhésif compatible.

Du côté extérieur, le retour de la membrane d’interface se fait sous le pare-pluie en réalisant un chevauchement d’environ 10 cm. Un lattage ou un panneautage permet de maintenir ce chevauchement.

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