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18 juni 2019 | MICHEL CHARLIER

Une nouvelle façade en caissons préfabriqués pour le CRAC

Le bâtiment du CRAC, désormais... Illustratie | Urban Architectes
Illustratie | Urban Architectes
Le bâtiment du CRAC, avant... Illustratie | Urban Architectes
Les différentes phases de rénovation Illustratie | Urban Architectes
Illustratie | Machiels Building Solutions

Le CRAC - Centre Régional d’Aide aux Communes – est installé à Jambes dans un bâtiment en béton construit dans les années ’60. Il s’est avéré plus que nécessaire d’en renouveler l’enveloppe, notamment pour juguler les déperditions d’énergie et éviter la surchauffe régulière des bureaux (estimée à 26% du temps). C’était donc l’occasion de réaliser une rénovation contemporaine et énergétique de cet immeuble de bureaux Rez + 5, aux très nombreuses fenêtres et vitres basculantes.

 

Nicole Erpicum, ingénieur civil architecte au SPW Service Public de Wallonie, était l’architecte responsable de ce projet : « Le SPW a passé un marché de services afin de réfléchir à cette rénovation. Outre la résolution du problème de surchauffe, il fallait également que l’occupation du bâtiment puisse être garantie pendant les travaux. On était donc en présence d’un chantier en milieu occupé. »

Un projet innovant pour un bâtiment public

La conception de la rénovation a été réalisée par deux bureaux namurois, Urban Architectes et Lejuste Architecte, en collaboration avec le bureau d’études Eureca. Et le projet retenu était véritablement innovant pour un bâtiment public. « Le choix s’est porté sur des caissons en bois à encastrer dans la façade et à parer, pour ensuite procéder à la dépose des châssis existants », explique Nicole Erpicum. « Nous avons également décidé de diminuer fortement la quantité de vitrages afin de réduire la surchauffe. »

Des caissons préfabriqués avec châssis et bardages

La rénovation a été confiée à l’entreprise Machiels Building Solutions (MBS), qui a pris toutes les mesures par drone puis a réalisé la préfabrication des caissons avec des châssis triple vitrage en aluminium et un parement en tôles d’acier. « Dans notre atelier de Genk, nos spécialistes en ossature bois fabriquent des parois entières avec isolation, posent la menuiserie extérieure et le bardage en acier, avant que ces parois ne soient acheminées, prêtes à l’emploi, sur le chantier. La pose sur place s’en trouve accélérée et le client est moins gêné. Comme MBS a la maîtrise du projet de A à Z, le risque d’erreur et les retards chez des sous-traitants s’en trouvent fortement réduits. » Pour l’entreprise limbourgeoise, outre la vitesse de réalisation, la construction à ossature bois a bien d’autres atouts : « les éléments préfabriqués en ossature bois ont un énorme pouvoir isolant, résultant en un bâtiment peu énergivore… et par conséquent en une facture d’énergie plus basse. Ensuite, contrairement à ce que l’on pourrait penser, l’ossature bois est une méthode constructive très résistante au feu grâce à la carbonisation lente et constante du bois. Enfin, toutes les finitions sont possibles, des panneaux aux plaquettes, en passant par les lattes de bois ou l’enduit. Cet éventail de propriétés enthousiasmantes procure à la construction à ossature bois une belle avance sur les méthodes traditionnelles de construction. »

Moins de fenêtres = moins de surchauffe

Un nouveau système de ventilation double flux avec récupération de chaleur a été installé entre l’ancienne et la nouvelle façade, lors de l’installation et du montage des éléments en ossature bois. Quant à l’isolant utilisé, il s’agit de laine de roche, conformément aux exigences des pompiers. Avec la nouvelle enveloppe performante, ce système permettra de réduire drastiquement la consommation d’énergie. Enfin, des pare-soleil jaunes ont été posés sur place, et non pas en usine, afin d’éviter les risques d’endommagement lors du transport.

Les employés du CRAC ont dû s’habituer à la diminution du nombre de fenêtres. La luminosité est désormais différente à l’intérieur du bâtiment, mais elle est néanmoins tout à fait suffisante pour les personnes qui y travaillent. Quant au bénéfice en terme de surchauffe, il se fera à coup sûr ressentir positivement, lors des mois d’été que certains annoncent caniculaires.

La réalisation a été rapide puisqu’il n’a fallu que deux mois en atelier et trois mois sur chantier pour que la rénovation soit terminée (en février 2019), le tout pour un coût raisonnable de 1 293 000 € HTVA.