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22 september 2014 | SYLVIE REVERSEZ

Extension pour la commune d’Eghezée (A.M. Goffart Polomé architectes | alinea ter)

L’ensemble des fonctions se répartissent au rez-de-chaussée, à l’exception de la salle du Collège et de la cafétéria du personnel, qui créent un volume R+1, dynamisant l’horizontalité de l’ensemble. Illustratie | A.M. Goffart Polomé architectes | Alinea ter
Le projet est conçu pour créer le dialogue avec le “château”, tout en intégrant l’extension initiale. Illustratie | A.M. Goffart Polomé architectes | Alinea ter
Les architectes ont utilisé l’aspect symbolique du péristyle pour renforcer la présence des autorités communales dans ces lieux. Illustratie | A.M. GOFFART POLOME ARCHITECTES | Alinéa-Ter
Un généreux couloir distribue les différentes fonctions. Faisant office de « salle des pas perdus », cet espace de circulation est logé en façade, derrière une façade vitrée. Illustratie | A.M. Goffart Polomé architectes | Alinea ter
La salle du conseil est prévue ouverte sur l’espace public, grâce sa grande façade vitrée. Illustratie | A.M. Goffart Polomé architectes | Alinea ter

Le bureau d’architecture Goffart-Polomé, en association avec le bureau alinea ter, a conçu les futures nouvelles installations des services communaux de la Commune d’Eghezée. Celles-ci s’inscrivent dans un contexte bâti existant particulier. Le début du chantier est prévu pour 2015.

Une intégration délicate

Le projet répond à un appel d’offre de la Commune d’Eghezée. Celle-ci souhaite agrandir ses locaux pour en améliorer le confort et la fonctionnalité. L’extension accueillera, dès 2016, une nouvelle salle du conseil, une salle du collège, de nouveaux services administratifs avec leurs guichets publics, des bureaux pour échevins et un espace détente-cafétéria pour le personnel. Le principal enjeu du projet réside dans une intégration délicate avec les bâtiments existants. Les fonctions communales sont en effet actuellement logées dans une construction historique, appelée communément le “château”, et une première extension des bâtiments de la commune datant des années 80. Le projet est conçu pour créer le dialogue avec le “château”, tout en intégrant l’extension initiale.

 

Transition et vocabulaire pavillonaire

Avec leur proposition, les architectes ont la volonté d’apporter une lecture paysagère à la conception architecturale: le bâtiment doit assurer la transition de territoire entre la dimension rurale, et ses bocages, et la dimension urbaine, la maison communale étant en bordure d’agglomération. Pour ce faire, le bureau d’architecture Goffart-Polomé emploie le vocabulaire architectural du pavillon. Les gabarits limités créent la transition et arborent une certaine discrétion, permettant au « château » de conserver son statut de repère visuel et symbolique au sein de la commune. L’ensemble des fonctions se répartissent au rez-de-chaussée, à l’exception de la salle du Collège et de la cafétéria du personnel, agrémentée par une terrasse. Ces fonctions créent un volume R+1, relativement restreint, qui dynamise l’horizontalité de l’ensemble. La volumétrie de la salle du conseil présente également une hauteur plus importante, qui marque l’importance de sa fonction. Elle ponctue le bout de l’extension, après le volume bas, reprenant les différents bureaux et la circulation horizontale. L’implantation de l’extension, quant à elle, a pour but de recadrer l’espace public en lui conférant une dimension d’agora ou de forum.

 

Transparence et dialogue avec le citoyen

Les architectes insistent sur des intentions particulières insufflées au projet : celles liées à la transparence des fonctions et au dialogue avec le citoyen. Dans ce sens, la salle du conseil est prévue ouverte sur l’espace public, grâce sa grande façade vitrée. Un généreux couloir distribue les différentes fonctions. Faisant office de « salle des pas perdus », cet espace de circulation est logé en façade, derrière une façade vitrée qui donne une lecture claire du fonctionnement des lieux, depuis l’extérieur, tout en favorisant les échanges à l’intérieur. Le bâtiment est conçu pour permettre une appropriation quasi immédiate des lieux.

 

Une interprétation contemporaine du péristyle

A plusieurs endroits, le plan de la façade est en retrait, laissant la place à une enfilade de fines colonnes. Ce dispositif crée de longs espaces extérieurs abrités sous un auvent. Les architectes ont utilisé l’aspect symbolique du péristyle pour renforcer la présence des autorités communales dans ces lieux. Le péristyle est également utilisé pour articuler les lieux et pour constituer une enveloppe structurante tant à l’extérieur qu’à l’intérieur du projet. Une trame a été mise en place. La variation des espaces entre les colonnes indique les différentes fonctions, tout en répondant à une logique statique. Une certaine flexibilité des espaces intérieurs a également été prévue lors de l’implantation des éléments structurels.

 

Ouvert ou fermé

Au niveau des façades, le bois et le verre sont prédominants. L’usage du bois est en lien avec la dimension rurale du projet avec, notamment, le renvoi à l’image du hangar agricole. Les ouvertures de façade sont franches. Les sections de façade vitrées s’organisent selon leur orientation et leur fonction. Les services administratifs s’introvertissent autour d’un patio tandis que les espaces publics se tournent vers l’environnement extérieur comme la salle du conseil. Celle-ci s’ouvre sur plusieurs arbres remarquables qui lui offrent, de plus, une protection solaire naturelle.

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