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21 maart 2018

Objectif 2050

Illustratie | Architrave 195
Illustratie | Architrave 195

Au moment où le « S-peil » défraie la chronique (et effraie les architectes) en Flandre, Sébastien Motte, architecte et référent énergie de l'UWA, s'est penchée dans le dernier numéro du magazine Architrave sur les évolutions programmées en Wallonie quant à la performance énergétique des bâtiments. Il présente la stratégie wallonne de rénovation énergétique à long terme des bâtiments (SWRE) sur base d'études de cas et conclut que les architectes wallons sont parmi les mieux formés en Europe pour répondre à ce défi audacieux.

 

La stratégie wallonne de rénovation énergétique à long terme des bâtiments (SWRE) a été présentée en juin de l'année passée. La stratégie définit les pistes pour atteindre les objectifs européens en 2050. Ils sont ambitieux. Une réduction de 80 à 95 % des gaz à effet de serre et, en ce qui nous concerne, une proposition de réduction de 95 à 100 % pour le bâtiment.

Pour y parvenir, la stratégie wallonne (SWRE) propose de faire passer l'ensemble du parc wallon d'un label énergétique moyen E (340-425 kWh/m²an) à un label A (45-85kWh/m²an) soit une division par 10 de la consommation globale. En tenant compte que certains bâtiments ne pourront pas atteindre la moyenne pour des raisons techniques ou économiques, le nombre de bâtiments labelisés A+ et A++ devra augmenter significativement. En d'autres termes, notre Région doit relever deux défis, d'une part s'attaquer aux bâtiments les plus consommateurs en énergie mais aussi s'assurer que chaque rénovation prennent en compte le potentiel global d'économie d'énergie du bâtiment. En octobre 2017, l'UWA et Agoria se sont penchés sur la capacité de nos projets à répondre à ce nouvel objectif.

L'objectif de la SWRE induit deux questions importantes.

Sachant que l'objectif énergétique ne représente qu'une part des enjeux de notre société, laisse-t-il suffisamment de liberté conceptuelle à l'architecte pour répondre de manière adéquate aux besoins de ses clients ?
Notre étude de cas proposée se penche sur la liberté conceptuelle. C'est un prérequis obligatoire avant de se poser la question du financement. L'architecte doit disposer des moyens nécessaires pour off rir un logement de qualité et adapté aux besoins de ses occupants. Pour y répondre, l'analyse se base sur les postulats suivants :

  • Tous les bâtiments, qu'ils soient neufs ou existants, doivent tendre vers le label A voir A+ et A++ si le potentiel le permet.
  • L'enveloppe est le fruit du travail de l'architecte pour répondre au programme du client. L'enveloppe n'est donc pas modifi ée dans l'étude.
  • Les mesures sont vérifiées via le logiciel PEB. Les résultats sont considérés comme fiables.

Que les bâtiments soient neufs ou existants, l'étude de cas propose un panel de feuilles de route pour atteindre les Objectifs 2050, en une ou plusieurs phases. Le groupe de travail a choisi pour l'analyse 3 projets de qualité architecturale reconnue. Chacun d'eux répond à une typologie, bien précise, de logement. Les unités de logement sont volontairement de petite taille. Cela correspond non seulement à l'évolution du marché, mais cela permet aussi d'analyser si les logements de petite taille peuvent répondre aux exigences Q-zen (label A pour les bâtiments neufs) en 2021 et atteindre, à terme, le label A+.

Poursuivre la lecture de cet article et découvrir les études de cas sur le site d'Architrave (à partir de la page 17)

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