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19 januari 2015 | PHILIPPE SELKE

Tivoli, futur quartier durable à Laeken (association momentanée ADRIANA)

Illustratie | citydev.brussels

Dans le cadre du projet de développement Greenbizz, commenceront en 2016 les travaux pour la réalisation d'un nouveau quartier respectueux de l’environnement sur une ancienne friche urbaine, entre les rues Claessens, du Tivoli, de Molenbeek et Dieudonné Lefèvre à Laeken.

Le programme comporte la réalisation d’environ 400 logements dont 70% de logements acquisitifs et 30% de logements locatifs sociaux. Deux crèches de 62 enfants chacune seront réalisées, ainsi qu’un équipement destiné au service propreté de la Ville de Bruxelles. Enfin, environ 20%  de la surface totale du site seront aménagés en espaces publics (voiries, place, espaces paysagers). Les concepteurs, regroupés en association momentanée, sont les bureaux Cerau, Atelier 55, Atlante, YY architecture et le bureau paysager Eole.

 

Cohérence et diversité

La conception obéit à quatre grandes lignes directrices que sont la structure verte en tant qu’élément fédérateur du projet, l’architecture au service de la diversité des îlots et des immeubles, la gestion de l’environnement qui se veut être réaliste et durable et la participation des habitants pour créer les liens sociaux. Sur le plan architectural, les gabarits seront modulés soit pour créer des « portes de quartier », soit pour favoriser l’ensoleillement ou encore assurer les transitions bâties. La présence de quatre concepteurs réunis au sein d’un même groupement permettra d’assurer une diversité architecturale tout en assurant l’unité du projet.

L’ambition est de donner à ce futur quartier durable une image forte tout en respectant trois exigences :

  • Une cohérence urbanistique de l’ensemble ;
  • Une expression architecturale diversifiée et de qualité ;
  • Une démarche volontariste et innovante qui intègre la poursuite des objectifs de durabilité dès la conception initiale des constructions.

 

Mixité sociale

Le projet Tivoli accueillera environ 1000 habitants, ce qui permettra de répondre à la forte demande en logements sur le territoire. Les typologies variées de logements (acquisitif, locatif, du studio au 4 chambres) assureront par ailleurs une mixité sociale. Le fonctionnement du quartier sera renforcé par l’intégration de deux crèches et la proximité d’équipements publics existants ou à venir (écoles, parc Tour et Taxis). De manière générale, la qualité de vie sera mise au premier plan au sein d’un quartier qui se veut exemplaire sur les plans environnementaux et durables.

 

Chantier durable

Autant pour les bâtiments que pour les abords, les matériaux ont été sélectionnés en vue d’obtenir l’empreinte écologique la plus faible possible compte tenu des exigences de stabilité, de confort thermique et acoustique, de durabilité et de recyclage. Le projet vise en outre à maximiser la conservation des matériaux in situ, en premier lieu par la conservation et la rénovation du bâtiment Belgacom puis par le recyclage des matériaux récupérés (béton, terres). Par ailleurs, les techniques de mise en œuvre privilégient la préfabrication et l’usinage local et l’emploi de composants démontables et/ou recyclables en cas de démolition. Le promoteur s’engage enfin à réaliser un chantier « vert ».

La conception du projet est réalisé dans le but d’atteindre les objectifs suivants :

  • Un niveau énergétique « passif » pour 65% et un niveau « zéro énergie » pour 35% des constructions.
  • Ces niveaux sont notamment atteints par le recours à de l’énergie verte (800 m² de panneaux photovoltaïques) et la desserte d’un réseau de chauffage urbain à partir d’une chaufferie centralisée alimentée au gaz.
  • Un recyclage des matériaux de démolition et une utilisation de matériaux présentant une faible empreinte écologique.
  • Une récolte, un stockage et un traitement des eaux. Les eaux de pluie alimenteront les buanderies collectives et les eaux grises alimenteront la totalité des chasses d’eau et des robinets destinées à l’entretien et l’arrosage des parties communes.
  • Un coefficient moyen de biotope de 0,67 qui sera atteint grâce aux espaces paysagers publics (noues, plantations), au traitement des cœurs d’îlots privés en laboratoires de biodiversité évolutifs et à la végétalisation des façades et des toitures des immeubles.
  • Une approche didactique de la biodiversité grâce à l’installation d’une serre expérimentale au dernier étage d’un des immeubles. Cette serre sera alimentée en CO2 par les émanations de la chaufferie.