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18 juni 2019

'Scales', un projet de construction flottante toute en acier

Illustratie | ENSA Nancy (S. Zwahlen, A. Simon, H. El Ghali)
Illustratie | ENSA Nancy (S. Zwahlen, A. Simon, H. El Ghali)
Illustratie | ENSA Nancy (S. Zwahlen, A. Simon, H. El Ghali)
Illustratie | ENSA Nancy (S. Zwahlen, A. Simon, H. El Ghali)

Ils étaient douze finalistes français à défendre leur projet devant le jury du concours Acier 2019, organisé par ConstruirAcier et présidé par l’architecte Hélène Fricout-Cassignol. Parmi les lauréats, nous nous intéresserons plus particulièrement au 3e prix ex aequo, Scales, émanant de 3 étudiants de l'Ecole Nationale Supérieure d'Architecture de Nancy : des maisons flottantes tout en acier (barge, structure, toiture) pour vivre, au Nigéria, sans crainte des inondations.

 

En utilisant toutes les caractéristiques techniques et esthétiques de l’acier, imaginez et concevez 'une structure d’accueil en deux temps, trois mouvements' capable de répondre à un besoin d’usage temporaire et qui, par sa flexibilité, a vocation à s’inscrire dans la pérennité. Voilà le thème du concours de cette année, le défi auquel des étudiants en architecture et ingénieurs se sont frottés cette année. Dans leur très grande majorité, les candidats ont exposé de solides et parfois astucieuses solutions pour relever le défi du besoin initialement temporaire et de son adaptation aux modes de vie futurs. 

Scales, un projet au Nigéria

Le 3e prix ex aequo de ce concours est allé à trois étudiants de l'ENSA de Nancy, Sarah Zwahlen, Adrien Simon et Hiba El Ghali, pour leur projet Scales. Dans un contexte de dérèglement climatique, avec une augmentation des sinistres dus à l’eau (inondations, montées des eaux, tempêtes), il est essentiel de construire en prenant en compte ces nouvelles contraintes. Le bidonville de Makoko, un bidonville de la ville de Lagos, installé sur l’eau abrite 150 000 habitants et est régulièrement sujet à des destructions dues aux importantes intempéries. Le but est de développer un système d’architecture flexible répondant aux enjeux climatiques, tant à court qu’à long terme.

Une barge flottante en bidons d'acier, une ossature en tôle pliée

Le premier élément du module est la barge flottante. Elle est construite sur place à base de bidons de stockage en acier récupéré dans les débris des différentes destructions. Vient ensuite l’ossature : une structure en accordéon constituée de portiques de tôle d’acier pliée. Ceux-ci prennent la forme de profilés en U. Les chevrons permettant de faire la charpente de la toiture sont réalisés également en profilés en U. Ils sont articulés afin de pouvoir pivoter et créer une ossature de plancher. De cette manière, il est ensuite possible de superposer un deuxième module sur la structure initiale.

Une toiture en cadres acier et grillage fin

Le couvrement est réalisé avec des cadres acier sur lesquels est soudé un grillage fin. Il sert de support pour venir fixer les écailles de couvrement réalisées sur site grâce aux plaques métalliques trouvées à proximité. Il s’agit une nouvelle fois de pouvoir valoriser la filière locale. Les modules s’agenceront entre eux et seront fixés les uns aux autres afin qu’ils puissent se stabiliser. Ces différents modules créeront une digue de protection en bordure du bidonville afin de briser les vagues. Ils peuvent accueillir du logement, mais aussi d’autres types de programmes tels des commerces, des services…