Doorzoek volledige site
31 augustus 2021

Ambitions circulaires et réversibles pour le site hospitalier Bracops

Illustratie | archipelago
Illustratie | archipelago

Concrétiser la vision circulaire et réversible d’un bâtiment tout au long des diverses étapes d’un projet. Un défi que relève le cas du redéploiement du site hospitalier Bracops à Anderlecht. Retour d’expérience de Karol Gawlik et Laurent Grisay, associés du bureau d’architecture archipelago.

 

« Intégrer la circularité et la réversibilité, de la plus grande à la plus petite échelle, est l’ambition de ce projet actuellement au stade du dossier d’exécution », explique Laurent Grisay, ingénieur civil architecte chez archipelago. La première impulsion a été d’intégrer le bâtiment de la polyclinique dans le tissu urbain pour assurer sa pérennité et sa cohérence. Situé entre deux espaces verts, il en devient un trait d’union ouvert aux habitant·es du quartier. « Le parvis de la nouvelle entrée est conçu comme un nouvel espace public qui introduit un rez-de-chaussée composé de zones de restauration et de commerces », ajoute-t-il.

 

Aller au-delà de la fonction primaire

« Demain, la polyclinique accueillera des salles de consultation mais la structure a été imaginée pour créer, à l’avenir, des chambres d’hospitalisation ou même des logements de type résidences services », explique Karol Gawlik, également ingénieur civil architecte chez archipelago. Et de poursuivre, « la réversibilité touche la conception spatiale du projet (les éléments bruts, etc.), les techniques au niveau de la structure (les cloisonnements, etc.) mais aussi celles des détails (les assemblages, le mobilier, etc.) ». L’indépendance de chaque élément est pensée. La façade est, par exemple, conçue en matériaux légers et naturels démontables sans toucher à la structure.

 

Passer de la théorie à la pratique

« Nous avons besoin d’outils flexibles pour les différentes étapes de conception, de logiciels de calcul, de simulation, de cotation de la réversibilité. L’usage du BIM est notamment essentiel pour visualiser et coordonner les techniques », souligne Karol Gawlik. La question de l’équilibre est, elle, constante. « Dans une visée de durabilité prenant en compte le cycle des matériaux, nous avons opté pour une structure en béton plutôt qu’en bois », ajoute-t-il. Quant au budget ? « La balance est aussi à trouver entre le prix au m2 qui peut augmenter et une valorisation accrue », conclut-il.

 

Pour en savoir plus, consultez le dossier « Construire réversible et circulaire » du Guide du Bâtiment Durable

GERELATEERDE DOSSIERS