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09 april 2019 | MICHEL CHARLIER

Résidence-service à Fayenbois : une vraie vie de château !

Illustratie | Dominique Evrard
Illustratie | Dominique Evrard
Illustratie | Dominique Evrard
Illustratie | Dominique Evrard
Illustratie | Dominique Evrard

Depuis début janvier, sur les hauteurs de Liège, la Clairière de Fayenbois propose 24 nouveaux appartements en résidence-service. Rien de particulier, si ce n'est que ce bâtiment se trouve sur un site classé, et s'intègre dans un ensemble comprenant déjà une maison de repos et un château, lui-même récemment rénové. Une véritable prouesse d'intégration architecturale.

 

Les promeneurs s'en sont désolés pendant de nombreuses années : le château de Fayenbois, laissé à l'abandon dans son immense parc, en était arrivé à un tel état de dégradation que seuls les murs tenaient encore plus ou moins debout. Il fgallait faire quelque chose, d'autant que le château (tout comme le site) était classé ! Son propriétaire, la Ville de Liège, a alors conclu un accord avec la Mutualité Chrétienne. Le résultat ? Une maison de repos et de soins (MRS) de 83 chambres, construite en U autour du château et s'intégrant jusque sur les douves de celui-ci, et une rénovation complète de ce dernier pour accueillir un centre de jour ainsi que les services administratifs et quelques activités pour les résidents de la MRS.

Une diversification nécessaire

Mais la maison de repos se remplit très rapidement et, en parallèle, la Mutualité réfléchit à la nécessité d'une diversification. Dominique Evrard, chef de projet du secteur médico-social à la Mutualité Chrétienne de Liège : "L'objectif était d'offrir une palette complète de services pour répondre aux besoins évoltufis rencontrés par les aînés en perte d'autonomie". Germe alors l'idée de construire une résidence-service à côté de la MRS, dans cet immense parc verdoyant. Le site étant classé, le permis de bâtir est accordé à condition de faire attention au gabarit du bâtiment et d'améliorer la vue d'ensemble du parc.

Une réponse aux contraintes urbanistiques

Pour répondre à ces contraintes urbanistiques, le bureau malmédien Artau architectures a conçu un bâtiment long et peu développé en hauteur (rez-de-chaussée + 2 étages). La façade est recouverte d'un bardage en bois et est pourvue de larges baies vitrées qui laissent largement entrer la lumière. A l'intérieur, on trouve 24 appartements indépendants, destinés aux + de 60 ans. Innovant et inhabituel, 1/4 de ces appartements sont équipés de 2 chambres. "Cela permet notamment à deux frères ou deux soeurs de pouvoir vivre ensemble, avec un espace pour chacun", précise Dominique Evrard.

L'importance de l'acoustique

"Nous avons voulu rester dans l'enveloppe budgétaire déterminée au départ et nous avons donc dû pour cela faire certains choix", explique Dominique Evrard. "Le bâtiment n'est pas passif car cela aurait représenté un surcoût, mais c'est un bâtiment très basse énergie. Nous avons une très faible consommation de chauffage et, grâce aux LED, d'électricité." Et en terme d'acoustique ? "Nous avons voulu être plus exigeants que les normes et, avec le bureau ATS, nous avons veillé à l'acoustique particulière des cloisons des appartements. Nous avons également installé des portes et des joints acoustiques, l'objectif étant de préserver au maximum l'intimité des résidents."

Un lien entre toutes les parties

La résidence-service est reliée à la MRS et au château par une passerelle servant de restaurant. L'aspect "plus vert" du parc a été amélioré par la suppression d'un parking et de routes goudronnées. Le pari d'intégrer tous les bâtiments, anciens et contemporains, et d'améliorer la vue d'ensemble du parc est donc pleinement réussi.