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23 januari 2017

Luc Dedeyne commente les tendances en techniques du bâtiment

Illustratie | Desco
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Fin septembre, Desco, spécialiste en sanitaire et chauffage, organisait la première Desco Expo, une découverte des nouveautés du secteur et des tendances pour un avenir plus durable. Durant les trois jours d'exposition, plusieurs experts ont pris la parole sur l'écologie, le design et les techniques. Luc Dedeyne, consultant énergie pour la Bouwunie et keynote speaker de l'expo, s'est exprimé sur le dernier point.

 

Les techniques du bâtiment connaissent-elles beaucoup de changements ?

Luc Dedeyne : « Je ne vois pas de changements drastiques mais plutôt une évolution importante et progressive.  Elle n'apparaît sans doute pas clairement à celui qui est dans le secteur, mais il suffit de l'avoir quitté quelques années pour s'en rendre compte. Les chaudières s'améliorent, la ventilation se règle à la demande, tout devient plus performant. Il n'y a donc pas de révolution sur le marché, le changement se situe au niveau des petites améliorations que chaque installateur apporte à ses projets. »

 

Le fait que les consommateurs produisent leur propre énergie n'est-il pas l'un de ces changements ?

Dedeyne : « Certes, mais cela va prendre encore pas mal de temps.  Le problème le plus important est que nous n'utilisons pas l'électricité au moment où nous la produisons. Pas plus de 30 % de notre production est consommée sur le champ, le reste part vers le réseau. Le défi pour l'avenir est de mieux accorder production et consommation. Le stockage de l'énergie est actuellement le chaînon manquant.  Et il va le rester selon moi encore quelque temps. Des entreprises comme Tesla imaginent bien des solutions, mais on n'est encore nulle part avec les systèmes de batterie. Ceux-ci suffisent sans doute à fournir de l'éclairage pendant quelques jours, mais pas pour des demandes plus importantes.  Les problèmes de capacité et le coût qui est y est lié resteront des obstacles dans le futur. »

 

Sur quoi l'accent doit-il être mis ?

Dedeyne : « Le principe du Trias Energetica – commencer par limiter la consommation, puis utiliser au maximum les énergies renouvelables avant de faire appel de façon la plus performante possible aux énergies fossiles – reste d'application. Je plaide cependant pour un meilleur équilibre entre les deux premières étapes. Mon expérience est que nous investissons trop en isolation et pas assez en techniques. »

 

Quelle évolution voyez-vous à l'avenir ?

Dedeyne : « Je crains une augmentation significative du prix de l'électricité. En France, 40% des centrales nucléaires sont déjà à l'arrêt et, en Belgique, nous avons également des problèmes. Si cette tendance se confirme, les choses sont très claires pour moi : l'avenir proche est à la chaudière à condensation gaz. Actuellement, la part des pompes à chaleur alimentées électriquement est de seulement 6 %. A court terme, le gaz restera certainement la source d'énergie par excellence. Ecologiquement, ce n'est sans doute pas l'idéal, mais le consommateur pense davantage à son portefeuille qu'à l'environnement. »

 

Cet article est paru précédemment en néerlandais dans Installatie&Bouw.

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