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26 mei 2016

Crochets pour mur creux

Crochets pour mur creux incorporés dans la couche de mortier de la paroi portante Illustratie | WTCB / CTSC

Lors de la conception d’un mur creux, de la sélection des matériaux et de leur mise en œuvre, il convient d’accorder une attention particulière aux crochets, aussi appelés ‘attaches’. En complément de l’article ‘Impact de la PEB sur les maçonneries’ (voir Les Dossiers du CSTC 2011/4.5), le CSTC a mené une étude relative aux crochets et à leur comportement mécanique en particulier (*).

Rappelons tout d’abord que, à notre avis, l’usage de crochets combinés à des chevilles fixées à travers l’isolant présente l’avantage de ne pas risquer d’endommager les panneaux d’isolation rigides lors de leur pose.

Par ailleurs, certains crochets disponibles sur le marché belge sont pourvus d’une couche de galvanisation de l’ordre de 60 g/m², soit une épaisseur de 8,5 µm, ce qui correspond au matériau portant la référence n° 20 dans la norme NBN EN 845-1. Or, ce type d’attache n’est pas recommandé pour un usage extérieur (classes d’exposition MX2 à MX5) selon l’Eurocode 6, lequel préconise une galvanisation minimale de 710 g/m², soit une épaisseur de 100 µm (matériaux portant les références n° 8, 9 ou 10) pour un environnement extérieur (classes d’exposition MX2 et MX3, en dehors d’un environnement ‘salin’ (MX4) ou chimique agressif (MX5)). Les crochets caractérisés par une épaisseur de galvanisation inférieure ne peuvent être utilisés dans ces conditions que moyennant la garantie explicite du fabricant et une couche de galvanisation jamais inférieure à 105 g/m², soit une épaisseur de 15 µm.

Bien qu’elle ne soit pas exhaustive, l’étude expérimentale visant les performances mécaniques a confirmé le risque de flambage des crochets d’usage courant. Le phénomène se marque pour des creux de largeur importante (± 210 mm) avec des valeurs en compression sensiblement inférieures à la résistance à la traction.

Les crochets en acier combinés à une cheville plastique et forés après l’érection de la maçonnerie ont également montré des ruptures par flambage, mais aussi par transpercement de l’extrémité de la cheville par la tige métallique, avec toutefois des valeurs de résistance au flambage et au transpercement supérieures à la résistance à la traction. Cette dernière est influencée par les perforations des éléments de maçonnerie et, dans ce cas, selon nos résultats d’essai, elle n’atteint pas les valeurs de résistance d’un crochet incorporé dans le mortier.

En conclusion, les crochets disponibles sur le marché doivent impérativement être caractérisés par la référence du matériau (voir liste dans la norme NBN EN 845-1) et choisis en fonction de la classe d’exposition de la maçonnerie (voir l’Eurocode 6, partie 2) qui détermine le risque de corrosion du crochet. En outre, la déclaration de leurs performances doit faire état des résistances tant en traction qu’en compression, conformément à la norme NBN EN 845-1, afin que l’on puisse correctement déterminer le nombre de crochets nécessaires face à l’action du vent (au moins cinq par m²).

Le tableau ci-dessous synthétise les points essentiels relatifs aux crochets en acier pour mur creux en vue de faciliter leur choix et de déterminer leur nombre. Il livre également quelques commentaires nécessaires à sa compréhension.

 

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