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12 november 2019

Système d'isolation capillaires actifs, une solution innovante pour isoler par l'intérieur ?

Système d'isolation capillaire actif à base de béton cellulaire Illustratie | CSTC - Xella - Multipor
Comparaison entre un système d'isolation intérieure traditionnel étanche à la vapeur et un système d'isolation capillaire actif. Illustratie | CSTC

Ces derniers temps, on recourt de plus en plus souvent aux systèmes d’isolation capillaires actifs pour isoler les murs du côté intérieur. Mais quel en est exactement le principe de fonctionnement ? Et quels en sont les avantages par rapport aux systèmes d’isolation intérieure traditionnels ? 

 

Avant d’isoler un mur existant par l’intérieur, il convient d’effectuer un diagnostic approfondi (voir Les Dossiers du CSTC 2012/4.16) et de sélectionner et dimensionner un système d’isolation approprié (voir Les Dossiers du CSTC 2013/2.4). A cet égard, une attention particulière devrait être accordée à la mise en œuvre et, plus particulièrement, aux détails, afin d’éviter ou de limiter les ponts thermiques (voir Les Dossiers du CSTC 2017/3.12). Alors que les articles précités traitaient exclusivement des systèmes d’isolation traditionnels étanches à la vapeur, les pages qui suivent abordent les systèmes d’isolation dits capillaires actifs.

Qu’est-ce qu’un système d’isolation capillaire actif ?

Pour éviter la condensation interne, les systèmes d’isolation intérieure traditionnels sont rendus étanches à la vapeur (voir figure 1 à la page suivante). Cette fonction est assurée soit par l’isolant lui-même, soit par un pare-vapeur placé du côté chaud de l’isolant. Bien que l’étanchéité à la vapeur soit ainsi assurée, cela ralentit le séchage des murs humidifiés par les pluies, par exemple. Les systèmes d’isolation capillaires actifs sont, quant à eux, perméables à la vapeur et n’empêchent pas la condensation : ils stockent temporairement l’humidité et la redistribuent du côté chaud de l’isolant grâce à l’activité capillaire du matériau (voir figure 1 à la page suivante). La pose d’un pare-vapeur continu n’est donc pas nécessaire (bien qu’il faille toujours assurer l’étanchéité à l’air). Ces systèmes ont pour avantage de faciliter le séchage des parois humides en laissant migrer la vapeur vers l’intérieur des locaux. En revanche, leur valeur d’isolation est généralement moins favorable (coefficient de conductivité thermique λ entre 0,043 et 0,065 W/mK) que celle des systèmes traditionnels (coefficient λ habituellement inférieur à 0,04 W/mK). Par conséquent, un isolant plus épais doit être mis en œuvre pour obtenir une même résistance thermique.

 

La suite de cet article, extrait du magazine CSTC Contact 2019/5, est à lire ici.

 

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