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25 november 2019 | MICHEL CHARLIER

Le premier collège de France à énergie positive ouvre à Nîmes

Illustratie | © Benoit Wehrlé
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Illustratie | © Benoit Wehrlé
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Le bureau montpelliérain A+Architecture, en association avec les architectes Vielliard & Fasciani, a conçu le Collège Ada-Lovelace à Nîmes, tout récemment inauguré. Il s’agit du premier établissement scolaire en France à énergie positive et construit avec des matériaux biosourcés. L’ouvrage s’inscrit parfaitement dans la volonté des architectes de limiter les conséquences des activités humaines sur notre environnement.

 

L’Anthropocène - l’Ère de l’Homme - est l’époque de l’histoire de la Terre qui a débuté lorsque les activités humaines ont eu un impact global significatif et largement négatif sur l’écosystème terrestre. « En tant qu’architectes, nous nous devons de limiter les conséquences de nos activités sur notre environnement », affirme-t-on chez A+Architecture. La conception du collège Ada Lovelace a donc été pensée en gardant ce constat à l’esprit.

Une école à reconstruire et à agrandir

Le département du Gard, maître d’ouvrage, avait décidé au début des années 2010 d’envisager la reconstruction du collège Jules-Vallès sur un nouveau site et de compléter l’établissement scolaire par un plateau sportif, une piste d’athlétisme et trois logements de fonction. L’objectif était également de faire passer, si nécessaire, le nombre d’élèves de 400 à 600. Dans la foulée, le collège a été rebaptisé Ada-Lovelace, du nom de cette pionnière anglaise de la science informatique ayant vécu pendant la première moitié du 19e siècle.

Une école à énergie positive

Lauréat du concours en 2015, le bureau A+Architecture a conçu des bâtiments exemplaires à énergie positive (BEPOS) et labellisés NoWatt, une norme ‘Bâtiment durable’ lancée par la Région Occitanie.

Originalité du projet, le bureau a mis en place une ‘Assistance à maîtrise d’Usage’ (AMU) permettant d’impliquer les usagers du collège – élèves, enseignant et personnel administratif - depuis sa conception jusqu’à son fonctionnement. Un jeu et un site internet ont ainsi été développés avec les élèves à partir de la maquette numérique du bâtiment pour leur permettre de le visiter virtuellement, de donner leur avis et de s’initier aux économies d’énergie.

Une école en matériaux locaux biosourcés

« Nous avons produit une architecture contemporaine et tonique, efficace et dynamique », expliquent les architectes. « Nous avons voulu créer du désir pour ce lieu d’enseignement dans ce quartier difficile. Les géométries s’entrechoquent, des plaques inox interpellent en donnant l’illusion du vide dans les façades, les rangées de fenêtres superposées rompent l’échelle. »

Le matériau de base pour la construction des bâtiments est du béton bas carbone et les menuiseries extérieures sont mixtes (bois/aluminium). Les pierres habillant la façade, entrecoupées de plaques d’inox, sont locales, l’isolation est en chanvre et en laine de bois. La technologie photovoltaïque en toiture (600 m2 de panneaux) s’est tout naturellement imposée dans une région largement ensoleillée. Chaudière au bois et ventilation par insufflation complètent le tableau de cette école pas comme les autres. Et, cerise sur le gâteau environnemental, des sondes de calcul de CO2 ont été installées dans les classes.