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24 juni 2019 | MICHEL CHARLIER

A lire : Architecture du téléphone

Bâtiment RTT à Anvers (Meir) Illustratie | Karin Borghouts
Le bâtiment des PTT à Ostende. Illustratie | Karin Borghouts
Le bâtiment de la RTT à Namur Illustratie | Karin Borghouts
Watermael-Boitsfort Illustratie | Karin Borghouts
RTT Bruxelles, rue des Palais Illustratie | Karin Borghouts
Détail de la façade du bâtiment RTT à Gand Illustratie | Karin Borghouts
Bâtiment RTT à Anvers (Meir) Illustratie | Karin Borghouts
Les raccordements en cuivre prenaient énormément de place dans les bâtiments (ici RTT Liège). Illustratie | Karin Borghouts

Un livre bilingue qui nous permet de partir à la découverte de tous ces immeubles emblématiques, conçus par des architectes de renom et construits dans les principales villes belges à partir des années 1930. L'ouvrage, écrit par Marc Dubois à l'initiative de Proximus Art et en collaboration avec le CIVA, illustre, au moyen d'archives et de photographies historiques, l'évolution des télécommunications et leur influence sur les bâtiments et l’architecture. Il présente également quelques bâtiments, parfois emblématiques, accompagnés de splendides illustrations actuelles.

 

Une toute première ligne téléphonique avait déjà installée au Parlement belge dès 1879, trois ans seulement après l'invention du téléphone par Graham Bell. C'est en 1882 que l’International Bell Telephone Company reçut du Gouvernement une concession pour l’exploitation d’un réseau en Belgique. Toutefois, en raison de son refus de déployer le réseau sur l’ensemble du territoire national, cette concession lui fut retirée en 1893. C’est alors que la téléphonie devint un monopole d’État.

Créée en 1930, la Régie des Télégraphes et des Téléphones (RTT) a confié la réalisation de ses bâtiments les plus emblématiques à des architectes de renom. Des centaines de bâtiments, répartis sur l'ensemble du territoire, étaient alors nécessaires pour héberger les innombrables raccordements en cuivre et desservir les citoyens. Aujourd’hui, avec le déploiement de la fibre optique et les nombreuses innovations technologiques, la plupart de ces bâtiments sont devenus obsolètes. Dans la société digitale qui est désormais la nôtre, ces constructions appartiennent à l’histoire.


Au fur et à mesure que l'entreprise Proximus, ex-Belgacom et RTT, a été amenée à quitter et à vendre ses anciens bâtiments, elle a pris conscience qu’un patrimoine unique et même emblématique disparaissait en silence. Des bâtiments que souvent, démolis, rénovés ou réaffectés, on continue à  appeler « bâtiments Belgacom ». Petits ou grands, ils ont leur propre récit et ils font partie de l’histoire locale.


Étonnamment, on trouve très peu d’archives sur ces bâtiments, qui font pourtant partie de l’âme de l'entreprise. Sans doute vont-ils tellement de soi que personne, semble-t-il, n’a songé à en conserver les traces documentaires. C’est pourquoi Proximus a voulu leur consacrer une publication.


11 bâtiments emblématiques ont été sélectionnés parmi des centaines de bâtiments très différents les uns des autres. Chacun a rempli une ou plusieurs fonctions et est le fruit d’un choix propre à son lieu d’implantation (les directions régionales étaient autonomes en la matière, c’est ce qui explique leur très grande diversité).
 

Architecture du téléphone / Architectuur en telefonie, Éditions CIVA/AAM (Bruxelles), 224 p., cartonné (format 33 x 24 cm), 25 €.

 

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