Doorzoek volledige site
23 augustus 2019 | MICHEL CHARLIER

15, Clerkenwell Close : façade finalement acceptée !

Illustratie | Timothy Soar
Illustratie | Timothy Soar
Illustratie | Timothy Soar
Illustratie | Timothy Soar
Illustratie | Timothy Soar
Illustratie | Timothy Soar
Illustratie | Timothy Soar
Illustratie | Timothy Soar
Illustratie | Timothy Soar
Illustratie | Timothy Soar
Illustratie | Amin Taha + Groupwork
Illustratie | Amin Taha + Groupwork

A Londres, le ‘15 Clerkenwell Close’ est un bâtiment reconnu par ses pairs et primé en 2018. Il était cependant menacé de démolition pour des questions juridiques relatives à sa façade. Son propriétaire et concepteur, l’architecte Amin Taha, vient d’obtenir gain de cause auprès du tribunal : le bâtiment restera bien en place. Un soulagement pour l’ensemble des architectes anglais et pour la communauté internationale.

 

Ce bâtiment, construit en 2016, à la façade rugueuse en calcaire brut parsemé de fossile, contient 8 appartements, dont celui d’Amin Taha, ainsi que son bureau d’architecture Amin Taha + Groupwork. Il est situé dans une zone historique et est entouré de maisons en brique datant de la deuxième moitié du 20e siècle, évoquant le patrimoine architectural de la région.

Une façade récompensée… et décriée

En 2018, ce bâtiment de 6 étages avait reçu le RIBA National Award, le grand prix d’architecture remis par le Royal Institute of British Architects, récompensant sa forme, sa structure, son intégration dans son environnement et sa façade. Et c’est justement celle-ci qui a posé problème au Conseil de la circonscription d’Irlington, dans laquelle se situe le ‘15 Clerkenwell Close’. Il a exigé la démolition du bâtiment, car la pierre naturelle utilisée pour sa façade « ne faisait pas l’objet d’une description suffisamment précise dans les documents administratifs. »

Le permis de bâtir et la conception de la façade – qui devait à l’origine être parée de briques - avaient pourtant été acceptés car ils correspondaient à d’autres projets voisins, déjà approuvés précédemment. Le conseil a finalement dû admettre que Taha avait bien fourni les documents soi-disant manquants. Amin Taha pense que le conflit a été causé par un membre du service de l’urbanisme local « qui a immédiatement regretté la conception choisie et a insisté sur le fait que le projet n'avait pas été approuvé. »

Quelques changements à effectuer

Bien que le rapport de l’expert en urbanisme publié lors du jugement ait confirmé que la façade en pierre calcaire ne doit pas être remplacée par de la brique, il demande néanmoins à l’architecte d'examiner la possibilité d'uniformiser la façade, notamment en créant des zones de pierre lisse. Il conseille également à Taha de diminuer la taille de l'une des cheminées solaires du bâtiment et d'élaguer les arbres environnants et de construire immédiatement les étages de bureaux, au lieu d'attendre qu'ils soient occupés.