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02 december 2019 | MICHEL CHARLIER

Apprendre les langues étrangères dans un ancien Institut d’anatomie

Illustratie | Marc Detiffe
Entre les deux bâtiments, une haute passerelle vitrée. Illustratie | Marc Detiffe
Entre les deux bâtiments, une haute passerelle vitrée. Illustratie | Marc Detiffe
Illustratie | Marc Detiffe
Illustratie | Marc Detiffe
Le nouvel amphithéâtre. Illustratie | Marc Detiffe
Illustratie | Marc Detiffe
Les langues enseignées se retrouvent sur la vitrophanie en façade avant ainsi que dans les brise-soleil. Illustratie | Marc Detiffe
Les langues enseignées se retrouvent sur la vitrophanie en façade avant ainsi que dans les brise-soleil. Illustratie | Marc Detiffe
Les langues enseignées se retrouvent sur la vitrophanie en façade avant ainsi que dans les brise-soleil. Illustratie | Marc Detiffe
Illustratie | Marc Detiffe

L’Université de Liège souhaitait regrouper en un lieu tous les élèves et les classes de sa filière de formation en traduction et interprétation, ainsi que l’Institut des Langues Vivantes. C’est désormais chose faite avec le 'Projet traduction et interprétation', conçu par le bureau LD2 Architecture, installé à la fois dans l’ancien Institut d’anatomie rénové et dans une nouvelle extension.

 

Le projet consistait tout d’abord en la rénovation d’un bâtiment existant, premier (et seul) bâtiment de style néo-gothique édifié par l’Université dans le quartier d’Outremeuse. Celui-ci, l’Institut d’anatomie Auguste Swaen, avait été édifié dans les années 1880 par l’architecte Lambert Noppius sur le modèle de l’Institut de Physiologie de Breslau (Wroclaw – Pologne) et était inoccupé depuis de nombreuses années.

Ancien bâtiment

Dans la conception de la transformation de l’intérieur de ce bâtiment en 12 salles de classe et un amphithéâtre de 270 places, les architectes ont décidé de conserver le grand escalier d’honneur et un petit amphithéâtre de dissection, classés et repris à l’inventaire du Patrimoine architectural et territoires de Wallonie. Outre la mise en conformité électrique et incendie, une attention particulière a été portée à l’aspect acoustique des nouvelles classes. Le bâtiment a également été pourvu de menuiseries extérieures en aluminium, préféré au bois pour des raisons d’entretien dans le temps. D’autres défis ont été relevés pour ce bâtiment : « Durant le chantier, la charpente de l’aile dissection a dû être renforcée pour répondre aux normes incendie actuelles », explique Stéphane Van Lint, architecte partenaire. « Les meneaux en pierre dans chaque baie étaient fixés aux châssis – ce qui était invisible en phase étude – et toutes les pierres ont dû être sondées d’un point de vue stabilité puis brochées. Quant aux linteaux en bois de l’aile dissection, masqués par du plafonnage, ils se sont avérés complétement pourris. D’importants travaux de stabilisation ont donc été nécessaires. Enfin, nous avons découvert le faux-plafond en bois original de l’amphi, masqué par 2 faux-plafonds, que le maître d’ouvrage a décidé de conserver et de restaurer. »

Nouveau bâtiment et passerelle

La nouvelle entité construite juste à côté de l’Institut d’anatomie contient quant à elle d’autres salles de cours, la salle des profs, des espaces de détente (sandwicherie, cafétéria…) et les locaux techniques. Cette construction très basse énergie, conçue en tenant compte des enjeux environnementaux actuels - placement de panneaux photovoltaïques, récupération d’eau de pluie pour les chasses de WC, régulation performante du chauffage et de la ventilation, dispositifs favorisant la mobilité douce -, a bénéficié du soutien financier de la Fédération Wallonie Bruxelles, à hauteur de 5 millions € pour un budget total d'un peu moins de 6,5 millions €. Pour ce nouveau bâtiment, une contrainte particulière s’est présentée. « Sa structure devait être antisismique, car il s’agit d’un bâtiment scolaire et qu’il est de plus situé dans une zone à risque. Le maître d’ouvrage a accepté et supporté le surcoût lié à cette situation. »

« Le choix a été fait de mettre en valeur l’ancien institut en jouant sur les volumes du nouveau bâtiment », expliquent les architectes. « Cela passe par de grandes baies vitrées reflétant la façade de l’ancien bâtiment et par les matériaux utilisés. Le nouveau bâtiment a été réalisé quasi sans parachèvement, ce qui a nécessité l’anticipation des techniques et des finitions dès le gros-œuvre. La pierre utilisée en façade marque la robustesse et la durabilité, à l’image de l’institution. » Enfin, pour ponctuer le lien entre les deux bâtiments, ceux-ci sont reliés par une haute passerelle vitrée.

Regroupement et équipement de pointe

Conformément à une décision prise en 2014, l’Université de Liège, maître d’ouvrage du projet, regroupe ainsi en un seul endroit l’ensemble de sa filière de formation en traduction et interprétation (300 étudiants), ainsi que l’Institut supérieur des langues vivantes (ISLV). Ils y ont rejoint le Centre Confucius (langue, culture et société chinoise) et le Centre d’études japonaises.

Les salles de classe sont équipées d’une technologie de pointe, notamment au sein d’un laboratoire de langues. L’ULiège voit son nouveau ‘pôle langues’ comme un véritable écrin dédié à l’apprentissage des langues, en plein centre-ville.

Une visite de présentation en une minute ? C'est ici : https://www.youtube.com/watch?v=RyODJ0a2t-g