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22 november 2016 | PHILIPPE SELKE

Raté de peu : extension de l'école Saint-Joseph à Jumet (VORTEX)

Illustratie | association momentanée VORTEX / OPEN ARCHITECTES
Illustratie | association momentanée VORTEX / OPEN ARCHITECTES
Illustratie | association momentanée VORTEX / OPEN ARCHITECTES
Illustratie | association momentanée VORTEX / OPEN ARCHITECTES
Illustratie | association momentanée VORTEX / OPEN ARCHITECTES

Tout récemment, l'atelier d'architecture VORTEX, en association momentanée avec OPEN Architectes, est arrivé deuxième lors d'un appel d'offres pour l'extension d'une école à Jumet. Un "raté de peu" qui réjouit et frustre à la fois les architectes. Pour Architectura, qui a contacté Jeremy di Timoteo (VORTEX), pas question que ce projet passe aux oubliettes car il pourrait inspirer d'autres pouvoirs adjudicateurs. Population scolaire en hausse et vétusté de nombreux bâtiments scolaires ouvrent en effet la voie à de nombreux projets.

 

En quoi consistait la mission ?

L’extension d’une école primaire comprenant 10 nouvelles classes et 1 salle de gymnastique avec vestiaires et local professeur. La conception du projet devait permettre la construction en deux phases distinctes (dans le temps) correspondant à des mécanismes de subsides différents. La première phase devait prévoir la construction de 6 classes et la salle de gymnastique. Les 4 autres classes seraient réalisées en seconde phase. La demande insistait également sur la sécurisation lors du chantier et une intervention n’empêchant pas le bon fonctionnement de l’activité scolaire durant le chantier.

 

Quels sont les points forts de votre projet ?

La conception du projet tient particulièrement compte du phasage et de la sécurisation du chantier par rapport à l’activité scolaire.

Nous retirons les points forts suivants :

  • Intégration au site et sécurisation de l’école : A l'examen des caractéristiques du site, une première décision est de proposer d'implanter une partie des nouvelles constructions de manière à refermer l’école par rapport à l’espace public afin de recréer un front bâti lisible dans la ville mais également de sécuriser l'accès à l'école en utilisant les bâtiments comme enceinte. La salle de gymnastique et le bâtiment reprenant les 6 nouvelles classes sur 2 niveaux referment l’école vis à vis de l’espace rue. Cette composition est à l'échelle du quartier: façades sur 2 niveaux et aspect continu malgré l'un ou l'autre "accident". Une seconde décision propose l'implantation d'un volume en bordure de la grande cour de récréation. Ce bâtiment abritant 4 classes se soulève par rapport au niveau de la cour existante pour fonctionner de plain-pied avec le 1er étage du "bloc" de 6 classes. Il permet ainsi de conserver un contact visuel entre les différents espaces extérieurs tout en définissant 2 cours d'échelles et d'ambiances différentes. Il crée également un espace supplémentaire abrité de la pluie...
  • Fonctionnalité du projet et qualité des espaces imaginés : Les constructions regroupant les fonctions principales du programme sont reliées entre-elles par de larges circulations servant d'espaces tampons entre les locaux chauffés et l'ambiance extérieure. Les façades de ces zones sont réalisées avec un matériau permettant une isolation thermique minimale tout en autorisant une bonne pénétration de la lumière naturelle dans le but de créer une atmosphère agréable dans ces lieux. Les espaces de classes s'ouvrent également de préférence vers le Nord ou l'Ouest (lumière du soir moins chaude et en dehors des périodes d'occupation des lieux). Les ouvertures sont généreuses en vue de faire bénéficier les classes d'un maximum de luminosité naturelle. Leurs largeurs changeantes rythment les façades. Quelques touches colorées animent la composition tout en créant un repère visuel important pour les enfants.
  • Création d’une nouvelle cour et ajout d’un préau

 

Quel bureau l’a finalement emporté ? Comprenez-vous les motivations du jury ?

Le bureau chargé de la mission est DENONCIN Michel. Nous n’avons pas compris la motivation du jury et avons d’ailleurs sollicité un complément d’information. Le rapport d’analyse reçu n’intègre aucune explication individuelle et de nouveaux critères, non repris au cahier spécial des charges, ont été ajoutés par le Pouvoir adjudicateur. Nous finissons avec 1,5 point de retard sur le bureau DENONCIN mais perdons près de 7,5 points sur un critère selon lequel le Pouvoir adjudicateur craindrait un refus de permis d’urbanisme si les matériaux utilisés ne sont pas traditionnels. Cela ne faisait pas partie des critères repris au cahier spécial des charges et fait partie selon nous de discussions ultérieures ne remettant pas en question la qualité ou non d’un projet.