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16 maart 2016

L’industrialisation devient-elle la nouvelle technique de rénovation ?

Principe de rénovation constitué d’éléments de façade préfabriqués appliqués sur les murs existants Illustratie | WTCB / CSTC

L’évolution des procédés industriels, associés à des lignes de production automatisées de plus en plus performantes, offre des solutions nouvelles pour la rénovation du bâtiment. Similairement à ce qui se fait en construction neuve, des éléments d’enveloppe préfabriqués peuvent aujourd’hui être assemblés en atelier et fixés à la structure portante du bâtiment existant dans une phase ultérieure. Un article du CSTC.

Dans sa forme la plus innovante, cette technique permet de ‘recouvrir’ le bâtiment d’une nouvelle enveloppe superposée aux murs existants. Les habitants peuvent ainsi continuer à occuper leur lieu de vie durant les travaux. De plus, cette approche accélère la phase de mise en œuvre, réduit les nuisances associées au chantier et offre un contrôle qualité accru. Outre leur fonction de deuxième peau, certains types de modules de façade préfabriqués peuvent également être utilisés pour l’extension du volume habité par l’ajout d’un étage ou d’une extension horizontale (voir figure 1). Les modules doivent alors pouvoir exercer une fonction portante.

Par ailleurs, l’intégration de techniques spéciales au sein des modules (conduits et câbles, panneaux solaires thermiques, panneaux photovoltaïques, protections solaires fixes ou mobiles…) ouvre la voie à une approche plus globale de la rénovation, avec ce que l’on peut finalement appeler des systèmes de façade industrialisés et multifonctionnels, ou éléments AIM-ES (Architectural Industrialized Multifunctional Envelope Systems). Des dizaines de bâtiments ont été rénovés en Europe au cours des deux dernières décennies en recourant à cette méthode AIM-ES, attestant ainsi de son potentiel, de sa faisabilité et de ses avantages.

 

Implications

Cette approche de la rénovation requiert nécessairement une phase d’investigation approfondie du bâtiment existant, l’architecte devant s’entourer des experts ou bureaux d’études compétents. Un haut niveau de préfabrication et de technicité entraîne une interaction poussée entre les équipes liées au projet. Une planification précise des interventions, des rôles et des responsabilités engagés lors des différentes phases du projet est dès lors cruciale. L’accélération de la phase chantier et l’amélioration de la qualité de la rénovation doivent donc être mises en perspective avec les exigences d’une telle préfabrication.

Au vu des coûts importants pouvant découler de la phase de conception, la méthode AIM-ES est adaptée de préférence à la rénovation de bâtiments de taille moyenne à grande et affichant un certain degré de répétabilité architecturale, ou d’un ensemble de bâtiments identiques tels que des maisons de rangée, pour lesquelles le processus décisionnel permet une intervention simultanée sur plusieurs bâtiments.

 

Poursuivez la lecture de cet article sur le site du CSTC.

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