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08 april 2016 | PHILIPPE SELKE

Cité de la Grande Triperie : les étudiants de l'UMons sont choyés (A229)

Illustratie | Rita Cuggia (A229)
Illustratie | Rita Cuggia (A229)
Illustratie | Rita Cuggia (A229)
Illustratie | Rita Cuggia (A229)

Après un an de travaux, la résidence pour étudiants de l'UMons située rue de la Grande Triperie, en plein centre ville, a rouvert ses portes à la rentrée académique 2015-2016. Moderne, basse énergie et très confortable, cette résidence a fait l'objet d'une rénovation lourde qui a permis de faire oublier les  faiblesses du bâtiment d’origine, un hôtel construit dans les années ’60. Etait à la manoeuvre pour cette mission l'association momentanée A229 sprl (bureau d’archi) + Stabili D (B.E stabilité) + C.E.S nv (B.E techniques spéciales).

La mission consistait à réaliser un dossier de mise en concurrence sur base d’un Permis d’Urbanisme introduit par l’UMONS en interne et de suivre l’exécution du chantier.

La situation de départ comportait certaines faiblesses, tant architecturales que techniques.

Faiblesses architecturales :

  • fonctions communes non centralisées ;
  • manque de transparence ;
  • manque d’apport en lumière naturelle ;
  • ancien parement collé remplacé par un enduit sur isolant de teinte grise (mariage moyennement réussi avec le contexte historique existant, manque de caractère et de signal par rapport à la fonction).

Faiblesses tehniques :

  • manque de de réflexion globale sur la rénovation des techniques dans un bâtiment public sans chapes ni faux-plafonds, ceci étant dû au fait que le bâtiment a été construit avec des hauteurs plancher-plancher de +/- 255 cm ;
  • l’épaisseur d’isolation projetée de l’enveloppe ne permettait pas d’atteindre un objectif de bâtiment très basse énergie et les pignons n’étaient pas prévus isolés après rénovation d’où de grosses surfaces de déperdition ;
  • pas de ventilation double flux prévue dans le bâtiment isolé.

Néanmoins, l’avantage du bâtiment était, qu’une fois dénudé, il offrait une ossature en béton en très bon état.

Sur base du fait que le projet de rénovation lourde nécessitait l’ajout d’un volume technique en toiture (niveau +7) et donc l’introduction d’une nouvelle demande de permis d’urbanisme auprès du Fonctionnaire Délégué, l’idée du bureau fût de proposer des alternatives tant sur le plan architectural, que fonctionnel et technique afin de gommer tant que possible les faiblesses intrinsèques du bâtiment d’origine ; et ce tout en respectant les délais d’études très courts de 12 mois imposés par le Pouvoir Adjudicateur.

Cette réflexion a mené aux choix suivants :

  • Adaptation du plan du rez-de-chaussée afin d’ouvrir les espaces les uns sur les autres, ajout de surfaces vitrées afin d’optimiser la transparence du socle ;
  • Adaptation du plan type « chambres » afin de centraliser les cuisines communautaires, de créer une réelle séquence d’arrivée à chaque étage ;
  • Ajout d’une signalétique clairement identifiable pour chaque étage partant du général (entrée du bâtiment) au particulier (chaque chambre) ;
  • Travail de détail au niveau de la chambre type afin d’éviter l’emploi de salles de bains préfabriquées et d’y proposer du mobilier encastré (placards hauts, étagères / bibliothèque, meuble bas pour rangement des cours et banquette au niveau de l’alcôve fenêtre) et d’intégrer aux chambres et aux cuisines les fournitures principales (cadres de lits + matelas, bureaux et chaises, etc.)
  • Les deux façades principales du bâtiment ont été aplanies afin de maximiser la surface nette des chambres ; réalisation des façades au moyen de caissons de façades préfabriqués en bois, isolés au moyen de flocons de cellulose insufflés sur 30 cm d’épaisseur et bardés de Mélèze de Sibérie ;
  • Les deux pignons ont été isolés au moyen de panneaux rigides en PU sur 210 cm et bardés d’un parement en briques collées aux joints creux ;
  • Réalisation d’un volume technique en toiture afin d’y implanter une nouvelle chaufferie (centrale) et deux locaux de ventilation de part et d’autre de la chaufferie afin de pouvoir alimenter « en peigne » et verticalement les gaines techniques mitoyennes aux paires de chambres et de solutionner ainsi l’absence de chapes et de faux-plafonds dans le projet.

Deux chambres PMR ont été intégrées au rez-de-chaussée du bâtiment public et des compteurs énergétiques (eau chaude, eau froide, chauffage, consommations électriques) ont été intégrés dans chacune des 104 chambres étudiants afin de permettre la gestion par monitoring des consommations individuelles par les Service de gestion des logements de l’Université et de sensibiliser ainsi les étudiants à leur consommation énergétique pendant leur cursus universitaire.

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