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30 augustus 2017

Rénovation d’une toiture plate : comment améliorer la pente ?

Principe de l’isolation à pente intégrée Illustratie | WTCB / CSTC

Les entrepreneurs de travaux d’étanchéité en toiture doivent souvent travailler sur des supports à base de ciment irréguliers : différences de niveau entre éléments préfabriqués de type TT, cohésion insatisfaisante des formes de pente, discontinuités, pente globalement ou localement insuffisante, … Comment gérer ces irrégularités, principalement rencontrées lors de travaux de rénovation ? Le présent article du CSTC s’attarde sur les manières d’améliorer la pente.

 

Pour évacuer l’eau correctement et limiter la stagnation, il est recommandé d’appliquer en partie courante de la toiture une pente d’au moins 2 % (voir Les Dossiers du CSTC 2013/4.7).

Dans la révision en cours de la NIT 215, le chapitre 10 (‘Rénovation’) fournit quelques pistes concernant la correction de supports présentant une pente insuffisante. Lorsque la pente doit être améliorée, différents scénarios sont possibles selon que le complexe toiture est conservé ou démonté jusqu’au support, avec ou sans nécessité d’une étanchéité provisoire.

 

Situation n° 1 : le complexe toiture est conservé

Cette situation se présente, par exemple, lors de la réfection de l’étanchéité d’une toiture chaude ou de l’application d’une couche supplémentaire d’isolation. Il est possible de corriger la pente en appliquant, par-dessus l’étanchéité existante, une couche d’isolation à pente intégrée (dont le principe est illustré à la figure 1). De nombreux fabricants proposent des produits de ce type en divers matériaux (CG, EPS, PU, MW, …); certains disposent même d’une attestation d’aptitude à l’emploi (ATG ou équivalent). Les pentes et épaisseurs doivent être combinées judicieusement, ce qui implique une identification claire (marquage) des panneaux et l’établissement d’un plan de calepinage détaillé. La vérification du support et la mise en œuvre doivent être soignées, afin d’éviter les contre-pentes. Cette solution implique souvent l’adaptation des rives de la toiture (relevés, seuils, …), surtout en cas de toiture de grandes dimensions (voir également Les Dossiers du CSTC 2011/2.6).

Afin d’orienter l’écoulement de l’eau vers les évacuations, il est également possible de corriger localement la pente à l’aide :

  • d’un mélange spécifique constitué, par exemple, de granulats de perlite ou de vermiculite liés au bitume ou éventuellement au ciment, d’un mélange de primaire résineux et de sable, d’une masse bitumineuse (voir figure 2), …
  • de ‘pointes de diamant’ réalisées au moyen d’éléments préfabriqués (en matériau isolant), principalement pour éviter une stagnation d’eau dans la noue en orientant sa pente vers l’avaloir (voir la figure 8 de la NIT 244). Des fabricants d’isolants proposent des kits prêts à l’emploi avec plan de pose.

L’adhérence au support et la cohésion des matériaux doivent être suffisantes pour assurer la résistance au vent du nouveau complexe.

 

Situation n° 2 : le complexe toiture est démonté jusqu’au support et une étanchéité provisoire est nécessaire

Cette situation se présente notamment lorsqu’un grand bâtiment doit rester occupé durant les travaux ou lorsque l’on souhaite conserver les finitions intérieures.

 

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