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26 juni 2014 | STÉPHANE PIERRARD

Résultats encourageants pour le projet-pilote à basse consommation d’Espierres

Dans la petite ville d’Espierres, l’entreprise Wienerberger a lancé un projet pilote sur une maison individuelle datant des années 1900. L’objectif est de diminuer la consommation énergétique, ainsi que la facture énergétique. Dans un premier temps, la toiture et les matériaux de la façade ont donc été remplacés par des matériaux plus modernes, notamment de la céramique, offrant une meilleure isolation.

Conjointement avec un groupe d’experts et grâce au logiciel PEB (lien hypertexte), des études ont été menées sur la consommation en énergie de la maison. Cette recherche a pour but de comparer les gains énergétiques et le prix de revient de la rénovation du bâtiment. Les premières données sont encourageantes, celles- ci nous démontrent que le choix des matériaux de l’enveloppe du bâtiment (façade et toiture) est le premier facteur déterminant dans la baisse de consommation énergétique. 

 

Les chiffres à l’appui

Le tableau ci-dessus présente le niveau E et les besoins énergétiques nets avant travaux, l’amélioration progressive réalisée par les diverses interventions et leur pourcentage dans le prix de revient total de la rénovation. Ce prix de revient inclut également les installations, le mobilier fixe, le parachèvement et la TVA. On observe également que le niveau de consommation est proche de la norme (NZEB), c’est-à-dire une consommation quasi nulle et porteuse d’avenir.

 

Qu’en retenir ?

  1. Pour diminuer sa facture et sa consommation énergétique, il faut d’abord diminuer la demande énergétique et celle-ci passe obligatoirement par l’enveloppe du bâtiment. Il faut donc utiliser des matériaux adéquats pour diminuer cette demande.
    • Le niveau E a baissé de E310 à E74, soit une amélioration d’environ 75%.
    • Les besoins nets en énergie ont baissé de 410 à 79 kWh/m², soit une amélioration d’environ 80%
    • Le coût de la rénovation de l’enveloppe du bâtiment reste limité à 40% du coût de la rénovation totale.
  2. La rénovation de la façade et la pose de nouvelles fenêtres au toit restent les interventions les plus rentables. Dans les deux cas, la consommation baisse de moitié, ainsi que la demande en besoins énergétiques nets. De plus, la part de ces interventions dans le coût de la rénovation reste relativement limitée (plus ou moins 20%).

 

La suite des tests

Ces résultats réconfortants sont donc de bon augure. Les prochains éléments testés concerneront le confort intérieur et la consommation énergétique. Le confort intérieur sera évalué selon trois critères : l’humidité de l’air relative, la température intérieure et la qualité de l’air intérieur (CO2). Alors que la consommation énergétique sera jugée en comparant les factures énergétiques antérieures aux travaux et celles postérieures aux travaux. Tous ces tests sont réalisés conjointement avec le département physique de construction de la section de génie civil de l’Université Catholique de Louvain (KUL).

Il est possible de suivre l’avancement du projet à cette adresse.