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16 december 2015

Systèmes de désolidarisation pour les sols carrelés

En l’absence de système de désolidarisation, les fissures formées dans la chape se transmettent au carrelage. Illustratie | WTCB / CSTC

A l’heure actuelle, les complexes ‘plancher’ sont de plus en plus souvent munis, entre le support et les carreaux, de systèmes de désolidarisation, de pontage des fissures, de répartition des contraintes, d’amélioration acoustique ou thermique, de drainage et/ou d’étanchéité à l’eau. Ces systèmes devraient permettre de réduire le nombre de cas de pathologie et la durée totale des travaux (puisqu’il n’est pas nécessaire, selon les fabricants, d’attendre le retrait complet de la chape avant d’appliquer la couche de finition). Un article du CSTC.

Nattes et membranes de désolidarisation

Les systèmes de désolidarisation sont généralement constitués de nattes et de membranes placées entre le revêtement de sol (carreaux, par exemple) et la chape. Bien que leur utilisation ne soit pas obligatoire, celle-ci présente des avantages pratiques considérables, notamment si le complexe plancher est soumis à d’importantes déformations ou sollicitations (dans le cas, par exemple, des sols chauffés, des carrelages extérieurs, de l’application de carreaux de grand format ou de longues bandes d’imitation parquet ou encore d’une mise en œuvre à joints alternés). En effet, le but de cette désolidarisation est d’éviter que les contraintes, les déformations horizontales et verticales, les glissements et les vibrations ne se transmettent (même partiellement) d’une couche à l’autre. Celles-ci sont dès lors réduites, voire entièrement absorbées, et le risque de fissuration et de décollement du carrelage limité (voir figure 1).

Des dizaines de systèmes de désolidarisation pour sols carrelés sont disponibles sur le marché belge, principalement sous la forme de fines membranes et de nattes structurées.

Ces systèmes peuvent parfois remplir plusieurs fonctions simultanément. Ainsi, il n’est pas rare que certains assurent les fonctions de désolidarisation et de résistance à la fissuration.

L’épaisseur des couches de désolidarisation varie de quelques dixièmes de millimètre pour les membranes plates à quelques millimètres pour les nattes structurées. Si la couche de désolidarisation assure également une fonction drainante, son épaisseur peut être supérieure à un centimètre.

Les membranes et les nattes sont généralement constituées d’une feuille synthétique (bien souvent en PP ou en PE), présentant ou non une structure particulière (ondulations, nœuds, queues d’aronde…) et éventuellement pourvue d’un voile tissé ou non tissé (en PP ou en PE).

 

Absence de cadre normatif

Les systèmes de désolidarisation ne sont, pour l’instant, pas régis par une norme qui définirait leurs caractéristiques, établirait une classification et décrirait des méthodes d’essai. Il est dès lors difficile de comparer les différents systèmes disponibles et d’évaluer leur fonction de désolidarisation.

 

Poursuivez la lecture de cet article sur le site du CSTC.

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