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06 december 2017

Rénovation acoustique des planchers en bois

Complexe plancher constitué d’un plafond suspendu indépendant réalisé grâce à un gîtage supplémentaire. Cette solution permet d’obtenir un confort acoustique supérieur. Illustratie | WTCB / CSTC
Complexe plancher constitué d’un gîtage supplémentaire posé sur des entretoises en bois et un dispositif antivibratoire. Cette solution permet d’obtenir un confort acoustique normal Illustratie | WTCB / CSTC
Système constitué d’un plancher flottant ‘lourd’ et d’un plafond suspendu. Cette solution permet d’obtenir un confort acoustique supérieur. Illustratie | WTCB / CSTC

Les performances acoustiques des planchers en bois ont déjà été analysées en détail dans le CSTC-Magazine 2001/1. Cet article-ci présente quelques solutions courantes et innovantes visant à améliorer ces performances et à obtenir un confort acoustique normal ou supérieur entre les habitations.

 

Le niveau d’isolation aux bruits aériens et aux bruits de choc des planchers en bois traditionnels est souvent très faible. Lorsque ces planchers séparent deux habitations, leurs performances ne parviendront presque jamais à satisfaire aux exigences actuelles de la norme acoustique NBN S 01-400-1. Heureusement, l’isolation acoustique de ces planchers peut être considérablement améliorée par la mise en œuvre de systèmes de planchers sur­élevés et/ou de plafonds suspendus. Selon les conditions de l’ouvrage (localisation, budget, propriété, …), ces solutions ne sont toutefois pas toujours applicables. Dès lors, dans le cadre de projets divers (AH+, STAR, Do-It Houtbouw, …), le CSTC a mené en collaboration avec différents fabricants de vastes campagnes de mesures au sein du laboratoire Acoustique, afin de développer des solutions innovantes.

 

1. Isolation aux bruits aériens et aux bruits de choc des planchers en bois

Dans les habitations anciennes, les planchers en bois sont souvent reliés à des murs massifs en maçonnerie. Lorsque ces planchers sont rénovés en vue d’une amélioration acoustique, l’isolation maximale pouvant être obtenue vis-à-vis des bruits aériens est limitée par la transmission latérale du bruit via ces murs (voir flèche F-f à la figure 1). Ceci est dû à la grande différence de masse entre les planchers et les murs porteurs (voir CSTC-Magazine 2001/1). Pour atteindre un niveau de confort acoustique normal, les murs massifs continus dont la masse surfacique est inférieure à celle de parois constituées de briques de 30 cm d’épaisseur (c’est-à-dire 390 kg/m²) doivent être munis, sur au moins un étage, d’une cloison de doublage acoustiquement efficace (∆Rw ≥ 12 dB, voir Les Dossiers du CSTC 2013/4.14). Si l’on souhaite bénéficier d’un confort acoustique supérieur, ce type de cloison doit être prévu à chaque étage.

Concernant l’isolation aux bruits de choc des planchers en bois, la transmission latérale du bruit joue un rôle moins important que la transmission directe. Par conséquent, il suffit de choisir un système de plancher sur la base de ses performances d’isolation aux bruits de choc testées en laboratoire.

 

2. Solutions innovantes

2.1. Plancher avec solives apparentes

Lorsque l’on ne peut intervenir que sur la partie supérieure d’un plancher en conservant les solives apparentes, il est pratiquement impossible d’obtenir un confort acoustique normal entre les habitations. En revanche, si l’on peut intervenir sur la partie inférieure, il est alors possible de poser un plafond suspendu complètement indépendant, et ce grâce à un gîtage (voir figure 1) ou à une ossature métallique complémentaire. Cette solution permet d’atteindre un confort acoustique satisfaisant.

 

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