Doorzoek volledige site
14 september 2016

Nuisances sonores dues aux installations d’évacuation des eaux

Conception d’une installation d’évacuation des eaux permettant à la chambre à coucher de bénéficier d’un confort acoustique normal (hauteur : 2,8 m, volume : 30 m³) Illustratie | WTCB / CSTC

Les installations sanitaires dans les bâtiments sont souvent sources de bruits indésirables. Quelques directives permettant de réduire le bruit dans les installations de distribution d’eau ont déjà été présentées dans Les Dossiers du CSTC 2015/3.16. Cet article-ci est consacré à l’impact de différents paramètres de conception sur le bruit provenant des installations d’évacuation des eaux. Ces paramètres, et d’autres encore, seront abordés plus en détail dans la version intégrale de l’article du CSTC.

1. Composantes du bruit de l’installation

Le bruit perçu dans une chambre à coucher (voir exemple dans l’encadré) lors d’un écoulement d’eau dans la conduite est composé :

  • de bruits aériens : ceux-ci émanent de la conduite d’évacuation, rayonnent dans la gaine technique et en traversent partiellement la paroi (dans l’exemple : 26 dB)
  • de bruits de choc : ce sont les bruits dus à la transmission des vibrations de la conduite à la paroi de montage via les étriers (dans l’exemple : 23 dB).

2. Paramètres de conception

2.1. Paramètres généraux

Lorsque les gaines techniques sont situées à distance des locaux sensibles au bruit, la plupart des mesures dédiées à améliorer le confort acoustique sont superflues. Si cette solution n’est pas envisageable d’un point de vue architectural, il convient de limiter le nombre de parois communes à ces locaux et à la gaine, en plaçant cette dernière dans un coin ou dans une pièce voisine, par exemple.

La suite de cet article est consacrée à l’impact potentiel de certains choix de conception sur les composantes du bruit.

Le matériau de la conduite d’évacuation constitue un paramètre important. Dans notre exemple, il s’agit d’une conduite en PVC de 110 mm de diamètre. Une conduite synthétique plus lourde permettra de réduire le bruit d’environ 5 dB. Par contre, une augmentation du diamètre de la conduite, et donc de sa surface, aura pour conséquence d’augmenter le niveau sonore rayonné. Il convient d’appliquer une correction de -2 à +5 dB pour les conduites synthétiques d’un diamètre compris entre 90 et 200 mm, et de -1 à +2,5 dB pour les conduites métalliques.

Les déviations de la conduite par rapport à un axe vertical sont à éviter, car elles augmentent le niveau sonore de 15 dB. Si nécessaires, les déviations seront de préférence effectuées progressivement (deux coudes de 45° de part et d’autre d’un conduit droit d’au moins 25 cm, par exemple), afin que cette augmentation ne dépasse pas 6 à 9 dB.

 

Poursuivez la lecture de cet article sur le site du CSTC.

GERELATEERDE DOSSIERS