Transformation d'une ancienne école en centre de création artistique et réalisation d'une liaison avec le centre culturel voisin.
Le défi majeur consistait à transformer l’Eden en un outil culturel polyvalent et ouvert tout en respectant son identité historique. Face à ce programme complexe, l'agence RESERVOIR A a privilégié une architecture non ostentatoire et une réutilisation créative plutôt qu’une démolition lourde. La réponse architecturale s'est articulée autour de carottages stratégiques pour créer de la perméabilité et d'un dépouillement des espaces pour retrouver leurs proportions d'origine. L'unité visuelle a été assurée par l'usage du noir et blanc, l'installation d'un bar iconique en béton et la création d'une colonne de circulation centrale en acier. Enfin, l'intégration du bâtiment « Cinq » et la végétalisation de la cour intérieure ont permis de fluidifier le parcours.
Le projet de l’Eden incarne une durabilité holistique en privilégiant la réutilisation créative à la démolition lourde, préservant ainsi l’énergie grise du bâti. L’approche de RESERVOIR A, axée sur une architecture non ostentatoire et des interventions ciblées comme les carottages, optimise l'existant tout en fluidifiant les parcours via une structure légère en polycarbonate. Cette résilience spatiale s'accompagne d'une dimension écologique par la végétalisation de la cour intérieure. Surtout, la durabilité est ici sociale : en créant des tiers-lieux et des espaces polyvalents ouverts à tous, le projet assure sa pérennité culturelle. Il transforme un héritage historique en un outil évolutif, capable de s’adapter aux besoins futurs du Pays Noir sans épuiser de nouvelles ressources.
L'Eden mérite un Architectura Award pour sa capacité à transformer un héritage industriel en un outil culturel agile et inclusif. Par une approche non ostentatoire, le bureau RESERVOIR A a privilégié la réutilisation créative à la démolition lourde, retrouvant les volumes originels tout en fluidifiant les parcours entre les bâtiments. L’identité visuelle, marquée par un contraste radical en noir et blanc et un bar iconique en béton, unifie les espaces de la brasserie au tiers-lieu « Le Cinq ». Des interventions chirurgicales, comme les carottages de murs ou l'ajout d'une colonne de circulation en polycarbonate, créent une perméabilité essentielle. En intégrant un jardin intérieur végétalisé, le projet célèbre l'histoire du Pays Noir tout en offrant un lieu d'expression total.