• 18 avril 2026
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Jardin Mémoriel Marcinelle 123

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mission de conception

Réalisation d'un jardin mémoriel entre terre et ciel à Marcinelle.

défis

Le principal défi consistait à transformer le lieu d’une tragédie nationale en un espace de réparation capable d'apaiser les mémoires sans effacer l'histoire. Pour y répondre, les architectes et artistes ont collaboré étroitement avec les familles des victimes afin de concevoir un jardin mémoriel empreint de douceur. La réponse architecturale repose sur une mise à distance protectrice via un mur de soutènement élevé, garantissant la sérénité du recueillement face à l'agitation urbaine. L’usage de briques émaillées blanches et le choix de plantations délicates transforment l'obscurité du passé en un lieu de lumière. Enfin, l'intégration d'une alcôve discrète et la réinterprétation d'une fresque d'espoir symbolisent le passage de la douleur à une forme de résilience collective.

Dans quelle mesure est-ce un projet durable au sens large du terme ?

Ce jardin mémoriel incarne une durabilité holistique en transformant une cicatrice urbaine en un espace de résilience sociale et mémorielle. Sa durabilité réside d'abord dans sa dimension humaine : la concertation avec les familles et la collaboration entre architectes, artistes et paysagistes assurent l'ancrage émotionnel et la pertinence du lieu sur le long terme. Sur le plan environnemental, la réutilisation d'éléments existants, comme le candélabre rénové, et le choix d'essences végétales délicates favorisent une biodiversité sereine. Enfin, l'utilisation de matériaux pérennes tels que la brique émaillée et le mur de soutènement protecteur garantit la survie physique et la propreté du site, permettant à ce projet de réparer durablement le tissu urbain tout en offrant un havre de paix.

motivation

Ce projet mérite un Architectura Award pour sa capacité exceptionnelle à transformer un stigmate urbain en un lieu de réparation collective. En démolissant la maison Dutroux à Marcinelle, les architectes de RESERVOIR A, avec l'artiste Christophe Terlinden et les paysagistes de Carbonifère, ont su panser une blessure nationale par une architecture de la sensibilité. Ce jardin mémoriel, entre terre et ciel, privilégie la douceur et la lumière grâce à des murs en briques émaillées blanches et une alcôve de recueillement pudique. L'élévation du site protège la sérénité des victimes tout en réintégrant l'espoir via la fresque de l'enfant au cerf-volant. C'est une œuvre de résilience où l'espace public assume un rôle thérapeutique, offrant un apaisement par la justesse du geste architectural.

En quoi le projet est-il un modèle d’approche de protection contre les changements climatiques ?

Le jardin mémoriel de Marcinelle, bien que centré sur la réparation symbolique et humaine, offre des leviers concrets face aux enjeux climatiques urbains. En remplaçant une parcelle bâtie et minérale par un "jardin merveilleux" sur une butte végétalisée, le projet participe activement à la désimperméabilisation des sols. Cette transformation permet une meilleure absorption des eaux de pluie et limite le ruissellement en milieu dense. Le choix d'essences favorise la biodiversité locale tout en luttant contre les îlots de chaleur grâce à l'évapotranspiration. Enfin, l'utilisation de briques émaillées blanches sur les murs pignons n'est pas qu'esthétique : elle reflète la lumière et réduit l'absorption de chaleur, optimisant ainsi l'albédo du site pour un confort thermique.

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