En périphérie du centre ancien, Fosses-la-ville a installé son administration et son centre culturel dans l’ancien château et ferme de la famille Winson transformés en 2019. Entouré d’un mur d’enceinte, le parc privé de 3ha se composait sur une moitié de l’ancienne demeure de la propriété et d’un ancien hospice avec la cour d’honneur et un parc arboré autour d’un étang. Sur l’autre moitié, la ferme s’organisait autour de la basse-cour et s’ouvrait sur des prairies marécageuses et les campagnes. En lien au projet d’architecture, l’aménagement du parc devait permettre : - d’assurer les fonctionnalités permanentes liées aux bâtiments et leurs usages - de créer des espaces polyvalents pour des activités occasionnelles - d’offrir un parc aux habitants avec des espaces de détente et de jeux
Le projet global se développe autour d’un nouvel axe de composition comme un trait d’union physique et symbolique : - Alors que le parc privé se refermait sur lui-même derrière un grand mur, le nouvel axe ouvre la muraille et établit un lien fort entre la ville, son clocher et les campagnes environnantes - Alors que le site distinguait les nobles et les paysans, le nouvel axe unifie l’ensemble Le projet a nécessité la restauration des murailles avec l’ouverture de nouveaux accès, la rénovation et création de sentiers variés, l’installation d’équipements d’accueil et de confort et de jeux. Dans l’architecture et dans le traitement du paysage, les mêmes intentions se traduisent dans les matières et formes en permettant un dialogue constant entre intérieur et extérieur, ancien et nouveau.
Aux fonctions institutionnelles, cultuelles et récréatives du parc s’associent de multiples services écosystémiques. Le parc est composé de nombreux milieux spécifiques en associant une zone humide, une prairie sèche, des prairies fleuries et des pelouses tondues, des arbres centenaires et de jeunes plantations, un arboretum, un bosquet, un verger, un taillis d’aulnes et des saules têtards … Tous ces espaces se lient dans un exemple cohérent et durable dans lequel on ressent un équilibre entre plusieurs esthétiques de l’ancien au contemporain, plusieurs naturalités des fleurs horticoles aux arbres morts, plusieurs usages du parking à la cabane de jeux.
Ce projet est à la fois dans sa programmation et dans les formes qui le composent, un bel exemple de l’équilibre qu’il est possible d’atteindre en architecture et paysage entre le construit et le non construit, entre l’ancien et le contemporain, entre des fonctions d’accueil du public et des lieux de travail, entre des fonctions permanentes et des usages événementiels, entre des lieux culturels et des lieux administratifs, entre une nature «rurale » et des espaces « urbains », … Le projet arrive à défendre une identité forte globale qui ne dépend ni uniquement de l’architecture, ni uniquement du paysage, ni uniquement du dessin, ni uniquement des matières … mais de la combinaison de cet ensemble.
Voir point précédent projet durable. Le projet combine autant de services à la population par des infrastructures et équipements que de services écosystémiques par la combinaison des milieux qui sont associés. Le nouveau parc favorise le cycle de l’eau, la biodiversité et le stockage carbone. Le projet est à la fois un outil d’action qui respecte, crée et favorise les composantes naturelles et un outil d’apprentissage et de changement culturel vers de nouvelles pratiques d’aménagement respectueux et d’utilisation vertueuse de nos territoires.