Contrat de performance énergétique (CPE) pour la rénovation de 16 bâtiments publics à Charleroi intégrant une dimension de conservation du patrimoine architectural d'après-guerre.
Le principal défi résidait dans l'équilibre entre une réduction de 45% de la consommation énergétique et la préservation de l'identité patrimoniale de seize bâtiments variés. Les architectes y ont répondu par une stratégie de classification en trois catégories. Pour le patrimoine remarquable (Bosquetville, Depelsenaire), l'intervention est restée invisible, ciblant les toitures et châssis. Pour les complexes sportifs, une approche hybride a été adoptée : isolation par l'extérieur via des matériaux durables (bois, tôle) tout en restaurant les éléments iconiques, comme la fresque d'Ubac reconstruite à l'identique. Enfin, pour les édifices sans intérêt architectural, une rénovation profonde a redessiné les façades, unifiant performance thermique et nouveau dialogue urbain.
Ce projet de rénovation à Charleroi illustre une durabilité multidimensionnelle. Sur le plan environnemental, l'objectif massif de réduction de 45 % de la consommation énergétique, via l'isolation et le remplacement des châssis, limite l'empreinte carbone du bâti. L'usage de matériaux biosourcés, comme la laine de bois ou le pin douglas, renforce cette démarche écoresponsable. La dimension socioculturelle est tout aussi centrale : en classant les interventions selon la valeur patrimoniale, les architectes préservent l'identité urbaine et l'héritage d'après-guerre (Paul Hayot, Jacques Depelsenaire). Enfin, la pérennité économique est assurée par la modernisation d'infrastructures publiques variées (écoles, sports), garantissant leur maintien fonctionnel et le confort des usagers.
Ce projet mérite un Architectura Award pour sa gestion exemplaire d’une commande publique complexe conciliant urgence climatique et respect du bâti. En intervenant sur 16 sites variés, RESERVOIR A et IGRETEC ont instauré une méthodologie rigoureuse de classification en trois catégories. Cette approche chirurgicale permet d'atteindre une réduction de 45 % de la consommation énergétique tout en préservant l’intégrité d’œuvres modernes, comme celles de Paul Hayot ou Jacques Depelsenaire. Qu'il s'agisse de restaurer une fresque de Raoul Ubac ou de réinventer le visage d'une école par un bardage bois biosourcé, le projet démontre que la rénovation énergétique n'est pas une standardisation, mais une opportunité de magnifier l'identité architecturale et sociale de Charleroi.
Ce projet de rénovation à Charleroi constitue un modèle d'adaptation climatique en alliant efficacité énergétique et respect de l'existant. Sa force réside dans une stratégie différenciée qui permet d'atteindre une réduction de 45 % de la consommation d'énergie sur seize bâtiments variés. En isolant systématiquement les toitures et en remplaçant les châssis par du double vitrage performant, les architectes limitent les déperditions thermiques. L'approche est durable : elle privilégie des isolants biosourcés comme la laine ou la fibre de bois et ajuste l'enveloppe selon la valeur patrimoniale. De la conservation thermique du béton à l'isolation par l'extérieur sous bardage bois, le projet prouve que la sobriété énergétique peut s'intégrer harmonieusement à l'identité urbaine.