La mission consistait à rénover entièrement une charmante maison mitoyenne datant de 1839, située au centre de Gand, en conservant au maximum la structure existante et en adoptant une approche radicalement biobasée. Les nouveaux éléments ont été réalisés en construction bois et la finition se compose de matériaux circulaires et écologiques tels que le stuc d'argile, le mortier à la chaux, l'isolation en laine de bois, l'isolation en liège et le stuc à la chaux brillante. Les installations techniques ont également été renouvelées dans le respect du caractère historique. Le résultat est une maison unifamiliale contemporaine, chaleureuse et saine, avec un lien fort avec le jardin urbain compact, plein de plantes indigènes, et une petite piscine naturelle.
Le plus grand défi fut de combiner le caractère historique avec une construction biobasée tournée vers l'avenir. Des matériaux écologiques et des techniques artisanales ont été combinés avec quelques ajouts contemporains. Le jardin est situé un mètre plus bas, ce qui lui donne l'impression d'une grande pièce extérieure. En raison de la faible profondeur du jardin, il n'y avait pas d'espace pour agrandir la surface habitable. Cette contrainte a été vue comme un défi : une baie en saillie avec fenêtre accordéon ajoute un mètre de surface habitable et assure une transition fluide vers le jardin urbain convivial.
Une vieille maison mitoyenne est en fait très flexible : chaque pièce peut devenir une salle de bain, une chambre, un bureau ou une chambre d'amis. La structure de la maison de 1839 a été conservée au maximum et restera flexible pour les 200 prochaines années sans constructions nouvelles gourmandes en énergie et en matériaux, ce qui est l’une des manières les plus durables de (ré)habiliter un bâtiment. Pour les ajouts et les finitions, seuls des matériaux bio-écologiques ont été utilisés tels que le stuc d'argile, le mortier à la chaux, l’isolation en laine de bois, l’isolation en liège, le stuc à la chaux brillante… Dans le jardin urbain convivial, on trouve de nombreuses plantes indigènes (grimpantes) et une petite piscine naturelle, ce qui augmente la biodiversité dans le contexte urbain. Ainsi, une habitation durable et tournée vers l’avenir se crée à tous les niveaux.
Ce projet montre comment une maison urbaine fortement vieillie se transforme en une habitation familiale saine, circulaire et abordable, sans perdre son âme historique. Il combine une utilisation radicale de matériaux biobasés avec des interventions intelligentes et limitées telles que la baie en saillie, qui améliore fortement la qualité de vie sans extension classique. Il prouve que la rénovation durable des bâtiments patrimoniaux est possible et abordable, constituant ainsi un exemple inspirant pour les défis de la rénovation urbaine.