• 18 avril 2026
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Logements Rue de Nalinnes 120

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mission de conception

Construction de 25 logements et de parkings en sous-sol.

défis

Le défi majeur consistait à densifier ce quartier de Marcinelle sans briser les vues vers le Bois du Prince et le Bois du Casier. Pour préserver cette respiration, nous avons refusé le bloc monolithique au profit de trois volumes distincts. Cette fragmentation crée des percées visuelles et adapte l'échelle du projet aux maisons voisines. L’architecture épouse la pente naturelle de 5 % et ajuste ses gabarits pour une transition douce. Nous avons répondu à l'enjeu paysager par le concept de "paysage emprunté", prolongeant la végétation forestière jusqu'à la rue via des essences indigènes et une noue végétale. Enfin, le stationnement souterrain libère la surface, garantissant un cadre de vie où la densité s'allie à la porosité pour respecter l'identité semi-ouverte du site.

Dans quelle mesure est-ce un projet durable au sens large du terme ?

Ce projet s’inscrit dans une durabilité globale en conciliant densification urbaine et respect de l'écosystème. Sur le plan environnemental, il favorise la biodiversité par l'usage d'essences indigènes et une gestion différenciée des sols. L'intégration d'une noue végétale pour l'infiltration des eaux pluviales répond aux enjeux climatiques actuels. Socialement, la fragmentation en trois volumes préserve les "respirations" visuelles vers le Bois du Prince, respectant le cadre de vie des riverains. L'accessibilité est au cœur du bâti (pentes douces, ascenseurs) et de sa localisation, connectée aux transports en commun et aux mobilités douces (40 vélos). En épousant la topographie sans la dénaturer, le projet prouve qu'une intensité résidentielle peut renforcer l'équilibre paysager.

motivation

Ce projet mérite un Architectura Award pour sa maîtrise exemplaire de la densification douce. En fragmentant le programme en trois volumes sculptés en redents, il augmente l'offre de logements tout en préservant les percées visuelles essentielles vers le Bois du Prince. L'intelligence de l'implantation, qui épouse la pente naturelle et ajuste ses gabarits au bâti existant, témoigne d'une grande sensibilité contextuelle. L'innovation réside aussi dans le concept de "paysage emprunté", où la biodiversité et la gestion hydraulique par noues végétales ne sont plus des décors, mais des piliers structurants. C’est une réponse architecturale juste qui prouve que l'intensité urbaine peut magnifier l'identité paysagère d'un lieu plutôt que de s'y substituer avec brutalité.

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