• 18 avril 2026
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Marnix 333

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mission de conception

La mission consistait à transformer le siège historique d’ING, bâtiment moderniste classé conçu en 1964 par Gordon Bunshaft, en intégrant pleinement les enjeux climatiques, hydriques et écologiques dans un contexte urbain dense. Le projet s’inscrit dans une transformation régénérative d’un ensemble de plus de 54 000 m², avec pour ambition de dépasser la seule performance énergétique pour agir sur le microclimat, la biodiversité et la gestion des eaux à l’échelle du site. Le cahier des charges visait ainsi à requalifier un îlot fortement minéralisé en un environnement plus perméable, végétalisé et résilient, capable de s’adapter aux conditions climatiques futures tout en s’inscrivant dans un cadre patrimonial contraint.

défis

Le principal défi consistait à transformer un site dense et fortement minéralisé en un système écologique actif, dans le cadre contraint d’un bâtiment existant. L’intégration du végétal sur dalle a nécessité le développement de solutions combinant substrats allégés et essences résilientes adaptées aux conditions urbaines actuelles et futures. La création de patios paysagers et d’un jardin de sculptures génère un îlot de fraîcheur tout en activant des espaces auparavant sous-utilisés. La qualité de l’air constitue un autre enjeu, traité notamment par un revêtement photocatalytique contribuant à la réduction des NOx. L’ensemble s’inscrit dans une approche bioclimatique visant à limiter les surchauffes et à anticiper les évolutions climatiques.

Dans quelle mesure est-ce un projet durable au sens large du terme ?

Le projet atteint des performances environnementales élevées, avec environ 80 % de réduction des consommations énergétiques et jusqu’à 85 % des émissions de CO₂, validées par les certifications BREEAM Outstanding et WELL Platinum, ainsi qu’un niveau A en analyse de cycle de vie. La durabilité repose sur une approche systémique articulant eau, matériaux et biodiversité. Un système de récupération des eaux pluviales alimente les sanitaires et s’intègre à une gestion globale à la parcelle. Les aménagements paysagers (toiture végétalisée, patio, jardin) contribuent au développement de la biodiversité et à la régulation thermique du site, générant un îlot de fraîcheur. Le projet s’inscrit ainsi dans une logique régénérative.

motivation

Le Marnix redéfinit la rénovation urbaine comme un levier de transformation environnementale. Il démontre qu’un bâtiment existant peut devenir un système écologique urbain, capable d’améliorer concrètement son environnement. En combinant gestion de l’eau, dispositifs passifs, biodiversité et façade contribuant à la réduction des NOx, le projet dépasse la logique de performance pour proposer une écologie opérationnelle. Il articule contraintes patrimoniales et enjeux climatiques et propose un modèle concret pour la transformation du tissu urbain existant. Plus d’images du projet dans la vidéo suivante : https://vimeo.com/1146333671/f413dc76b8

En quoi le projet est-il un modèle d’approche de protection contre les changements climatiques ?

Le projet constitue un modèle d’adaptation aux changements climatiques en démontrant qu’un bâtiment patrimonial peut devenir un levier actif de résilience urbaine. Il ne se limite pas à réduire ses impacts, mais propose une approche intégrée, combinant transformation du bâti, activation du sol et réintroduction du vivant, notamment à travers un revêtement de façade contribuant à la réduction des NOx. Sa force réside dans sa capacité à articuler contraintes patrimoniales et anticipation des conditions climatiques futures, dans un contexte urbain dense. Il propose ainsi un modèle concret, reproductible et immédiatement mobilisable pour faire évoluer la ville face aux enjeux climatiques.

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