Archipelago : des bureaux right-tech et durables à Leuven

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Pour leurs nouveaux bureaux, l’agence d’architecture Archipelago met ses pratiques à l’essai. Tel un laboratoire, ce nouveau projet est l’occasion de tester, évaluer et affiner ses solutions de construction. La « right-tech », ce n’est pas se limiter à intégrer des technologies vertes dans le projet : c’est une véritable stratégie pour limiter l’impact environnemental dès la phase de conception.

À deux pas de la gare de Leuven, cette transformation permet de connecter l’ancienne friche urbaine aux jardins existants. Ce bâtiment s’inscrit dans un vaste projet de logements urbains. Conçu comme un espace de travail ouvert et durable, il met l’accent sur la transparence afin de créer un lien entre l’animation de la ville de Leuven et la quiétude d’une cour intérieure verdoyante.

Repenser le lieu de travail
Ce lieu désormais ouvert au quartier accueille aussi de nouvelles fonctions pour en faire un pôle vert. L’îlot planté sur le parking enterré permet non seulement d’accueillir de nouveaux arbres, mais transforme aussi cette ancienne friche en un véritable poumon vert pour le quartier. Ce projet s’inscrit dans une vision globale où l’architecture devient un levier pour repenser notre rapport au travail et à la ville.

Face aux défis de la mobilité et du développement des centres urbains, réintégrer les lieux de travail dans le tissu du quartier, là où la vie quotidienne a lieu, est bien plus cohérent. Ici, les bureaux ne se contentent pas d’être fonctionnels : ils sont pensés comme des écosystèmes vivants, flexibles et évolutifs, capables de s’adapter aux nouvelles façons de travailler.

La philosophie right-tech
Le bâtiment pousse la logique environnementale encore plus loin en adoptant une approche résolument sobre. Désimperméabilisation des sols, gestion neutre des eaux pluviales, conception bioclimatique… Chaque choix architectural vise à réduire l’empreinte écologique dès la conception du projet.

Grâce à une combinaison intelligente de masse thermique, de ventilation naturelle et d’un confort adaptatif, les besoins en refroidissement mécanique sont réduits à zéro. L’agence appelle cela le « design climatique ». La verrière centrale, en plus de créer un effet de cheminée naturel, favorise les échanges entre collègues et inonde les espaces de lumière.

L’aménagement ouvert optimise la circulation de l’air et l’apport de lumière, ce qui permet de limiter au strict minimum les installations techniques, dont le carbone incorporé peut représenter jusqu’à 40 % de l’empreinte totale d’un bâtiment classique.

Une architecture circulaire pensée pour l’avenir
Ce projet est aussi un manifeste pour une architecture circulaire. Il anticipe les évolutions futures, que ce soit celles de la société ou des entreprises qui l’occuperont, en intégrant dès la conception la réversibilité des espaces et l’optimisation des flux de matières.

La durabilité se mesure ici sur le long terme, avec une évaluation rigoureuse de la valeur ajoutée, tant économique qu’écologique.

Source Archipelago

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