Isolation thermique des murs creux par insufflation
L’amélioration des performances énergétiques des bâtiments existants constitue aujourd’hui une priorité majeure. La réduction des déperditions thermiques, la diminution de la consommation d’énergie et l’amélioration du confort intérieur figurent parmi les principaux objectifs poursuivis. Dans ce contexte, différentes techniques sont mises en œuvre pour améliorer l’efficacité énergétique des façades existantes. Parmi les solutions les moins invasives figure l’isolation des murs creux par insufflation.
Une grande partie du parc immobilier belge est constituée de bâtiments construits entre les années 1950 et 1970, souvent caractérisés par des murs extérieurs composés de deux parois maçonnées séparées par une lame d’air intérieure. Ce type de mur est communément appelé mur creux. Ce système constructif a été largement utilisé dans les bâtiments à ossature en béton armé, en particulier dans les immeubles collectifs et les bâtiments résidentiels. La lame d’air pouvait être laissée vide ou, plus rarement, partiellement remplie de panneaux isolants d’une épaisseur variant de quelques centimètres à environ 10 à 12 centimètres. C’est précisément dans ce type de bâtiments que le remplissage de la lame d’air existante avec un matériau isolant peut constituer une solution efficace pour améliorer les performances thermiques sans recourir à des travaux lourds sur la façade.
mise en œuvre rapide et impact limité
L’isolation par insufflation consiste à « injecter » le matériau isolant à l’intérieur de la cavité vide présente dans la maçonnerie. Cette opération est réalisée en pratiquant de petits trous dans le mur, à environ 30 centimètres des planchers.
En fonction de la situation spécifique et de la complexité du bâtiment, ce système peut être mis en œuvre aussi bien depuis l’extérieur que depuis l’intérieur du bâtiment. Dans les deux cas, la simplicité du système permet de réaliser les travaux d’isolation thermique dans des délais très réduits par rapport à d’autres solutions, telles que les systèmes d’isolation thermique par l’extérieur, les enduits thermo-isolants, etc.
Politherm Wall
Pour ce type d’application, Edilteco propose le système Politerm Wall. Celui-ci est composé de billes de polystyrène expansé (EPS) à structure cellulaire fermée, spécialement développées pour l’isolation par insufflation des murs creux et autres espaces confinés. Selon le fabricant, ces billes d’EPS sont non toxiques, non absorbantes, imputrescibles, exemptes de poussière et dimensionnellement stables dans le temps. Elles ne contiennent par ailleurs aucun élément susceptible de favoriser le développement de champignons et de bactéries.
Le produit est disponible en deux versions différentes:
- Politerm Wall : billes d’EPS en vrac, spécifiquement conçues pour l’insufflation à sec dans les murs creux.
- Politerm Wall Fix : avec cette méthode d’application, les billes d’EPS sont insufflées tout en nébulisant simultanément un liant spécifique. Cela permet aux billes isolantes de s’agréger entre elles une fois mises en œuvre, évitant ainsi leur sortie en cas d’interventions futures sur les murs, telles que la réalisation de saignées, de perçages ou d’opérations similaires.
Selon les caractéristiques déclarées du produit, Politerm Wall présente une conductivité thermique déclarée (λD) de 0,043 W/mK après insufflation. Cette valeur est comparable à celle des panneaux d’EPS utilisés dans les systèmes d’isolation thermique par l’extérieur.
Dans le cas d’un mur creux typique comportant une lame d’air de 8 centimètres et une épaisseur totale de 34 centimètres, les performances thermiques de la façade peuvent ainsi être sensiblement améliorées. Dans un exemple type, le coefficient de transmission thermique (valeur U) passe de 0,83 W/m²K à 0,34 W/m²K, soit une amélioration de plus de 60 %.
rénovation énergétique
L’isolation des murs creux par insufflation peut dès lors constituer une option intéressante lorsque des interventions plus lourdes, comme l’isolation thermique par l’extérieur, s’avèrent techniquement difficiles à mettre en œuvre ou économiquement moins pertinentes. Elle peut également représenter une solution efficace pour les façades en bon état ne nécessitant pas de rénovation. Grâce à une mise en œuvre simple et à des délais d’exécution réduits, les travaux peuvent généralement être réalisés avec un minimum de nuisances pour les occupants, même lorsqu’ils sont effectués depuis l’intérieur du bâtiment.